Née à Oran, en Algérie, Hélène Cixous a participé à la fondation de l'université de Vincennes (Paris 8) en 1968, où elle crée en 1974 le doctorat d'études féminines. Elle est l'auteure d'une ouvre importante composée de près de soixante-dix textes de fiction, d'essais et de pièces de théâtre, parus principalement aux éditions Grasset, des femmes-Antoinette Fouque et Galilée. Elle a reçu le prix Médicis en 1969 pour Dedans.
Le nom d'Oedipe ; Chant du corps interdit. Avignon, Cour d'honneur du Palais des papes, 26 juillet 1978
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- Nombre de pages96
- FormatePub
- ISBN978-2-7210-1331-6
- EAN9782721013316
- Date de parution24/09/2024
- Protection num.Adobe DRM
- Taille5 Mo
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurDes Femmes
Résumé
Opéra représenté au festival d'Avignon en 1978.
« Le drame qui se joue ici pourrait être une version du mythe d'Odipe. En fait il déplace radicalement l'inceste fils-mère, l'accidentel qui est au corps du mythe, pour faire apparaître essentiellement l'énigme de l'invivable de la relation entre homme et femme : « Odipe » « Jocaste » ne sont jamais que les prénoms occasionnels de tout homme toujours fils de toute femme jamais femme.
Ce qui fonde l'invivable du couple c'est la duplicité de la structure qui veut qu'un homme soit toujours adultère : « le couple » cache un tiers là où l'homme a toujours en réalité deux objets d'amour. Et ce n'est pas la femme-épouse, appropriée, incorporée, qui est son principal objet, mais sa propre image idéale, lui-même dans l'autre qui le regarde comme il veut être vu, grand et bon à ses propres yeux, vénéré (par l'autre, maîtresse, ici : la Ville-fille).
Que veut un homme ? Toujours fils-père, être aimé de la mère, jouir lui-même dans la fille. »
Ce qui fonde l'invivable du couple c'est la duplicité de la structure qui veut qu'un homme soit toujours adultère : « le couple » cache un tiers là où l'homme a toujours en réalité deux objets d'amour. Et ce n'est pas la femme-épouse, appropriée, incorporée, qui est son principal objet, mais sa propre image idéale, lui-même dans l'autre qui le regarde comme il veut être vu, grand et bon à ses propres yeux, vénéré (par l'autre, maîtresse, ici : la Ville-fille).
Que veut un homme ? Toujours fils-père, être aimé de la mère, jouir lui-même dans la fille. »

















