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Le commerce des mots : L'usage des listes dans la littérature médiévale (XIIè-XIVè).
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- Nombre de pages560
- FormatePub
- ISBN978-2-600-31065-9
- EAN9782600310659
- Date de parution01/06/2008
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille1 Mo
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurLibrairie Droz
Résumé
Pourquoi insérer dans une ouvre littéraire des listes, qu'il s'agisse de héros épiques, de plantes et d'animaux recensés dans le monde naturel, de realia de l'industrie humaine ? Que l'on songe à Rabelais comme à des auteurs aussi divers que Hugo, Borges ou Perec, et l'on constatera que le phénomène, réitéré, est loin d'être marginal. Il est ancien également : ainsi la pratique massive du procédé depuis le Moyen Age mérite-elle qu'on en interroge les origines.
Il est ample aussi : les listes d'ouvres exhibées par des jongleurs en compétition et par des auteurs vantant leur production, les denrées offertes au marché ou nécessaires au ménage qu'inventorient les dits énumératifs en témoignent. Férus de listes, Machaut, Froissart, Deschamps et Villon en déclinent le répertoire, chacun selon sa poétique propre. L'observation de la pratique littéraire de la liste du XIIe au début du XVIe siècle montre qu'elle est associée à une représentation oxymorique du poète, à la fois fier d'une maîtrise qu'il étale et conscient de limites qu'il établit.
Celles-ci, en effet, le rapprochent dangereusement du ménestrel, mais aussi du marchand et du bonimenteur, puisque, à leur image, il se livre à un arpentage du monde pour faire commerce de mots dans un étalage de savoir encyclopédique et lexical.
Il est ample aussi : les listes d'ouvres exhibées par des jongleurs en compétition et par des auteurs vantant leur production, les denrées offertes au marché ou nécessaires au ménage qu'inventorient les dits énumératifs en témoignent. Férus de listes, Machaut, Froissart, Deschamps et Villon en déclinent le répertoire, chacun selon sa poétique propre. L'observation de la pratique littéraire de la liste du XIIe au début du XVIe siècle montre qu'elle est associée à une représentation oxymorique du poète, à la fois fier d'une maîtrise qu'il étale et conscient de limites qu'il établit.
Celles-ci, en effet, le rapprochent dangereusement du ménestrel, mais aussi du marchand et du bonimenteur, puisque, à leur image, il se livre à un arpentage du monde pour faire commerce de mots dans un étalage de savoir encyclopédique et lexical.





