Philippe Le Guillou est romancier et essayiste. Il a reçu
le prix Médicis pour Les Sept Noms du peintre (1997).
La pierre et le vent
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- Nombre de pages208
- FormatePub
- ISBN979-10-210-3231-6
- EAN9791021032316
- Date de parution07/03/2019
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille768 Ko
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurTallandier
Résumé
« J'ai été baptisé dans ce qui reste avant tout pour
moi une église des marées, une église soumise à la
pression des vagues et aux rafales, à cette proximité
d'un air corrosif et iodé. C'est là que je suis né à la foi
et à l'espérance. C'est là que j'ai mesuré la nécessité
d'une force qui me dépassait, inconnue, élémentaire,
fondamentalement mystérieuse. C'est là que j'ai mis
mes pas dans ceux de ces croyants qui m'y avaient
précédé.
C'est là que j'ai intuitivement perçu que le christianisme était avant tout affaire de tradition et d'histoire, de legs et de promesse, de redite et de transmission. Tout croyant, au début de son aventure spirituelle, garde sans doute la marque indélébile d'un paysage religieux qui l'a marqué. Ce peut-être un cloître, une abbatiale, une cathédrale. Pour moi, c'est cette église des marées, celle de mon village natal, celle dont la porte noire s'ouvrira sans doute un jour au passage de ma dépouille, tout près de la vasque encore marquée de polychromies, où tout a commencé.
»
C'est là que j'ai intuitivement perçu que le christianisme était avant tout affaire de tradition et d'histoire, de legs et de promesse, de redite et de transmission. Tout croyant, au début de son aventure spirituelle, garde sans doute la marque indélébile d'un paysage religieux qui l'a marqué. Ce peut-être un cloître, une abbatiale, une cathédrale. Pour moi, c'est cette église des marées, celle de mon village natal, celle dont la porte noire s'ouvrira sans doute un jour au passage de ma dépouille, tout près de la vasque encore marquée de polychromies, où tout a commencé.
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