Jean Freustié (1914-1983) est né à Libourne et mort à Paris. Critique littéraire au Nouvel Observateur, il a écrit La passerelle (1963, prix Nimier) et Isabelle ou l'arrière-saison (1970, prix Renaudot). Le prix Jean Freustié perpétue sa mémoire.
La dernière donne
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- Nombre de pages250
- FormatePub
- ISBN978-2-246-09129-5
- EAN9782246091295
- Date de parution01/04/2014
- Copier CollerNon Autorisé
- Protection num.Adobe & CARE
- Taille208 Ko
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurGrasset
Résumé
Deux personnages seulement suivent le convoi mortuaire de Juliette au cimetière Montparnasse : Pierre, son ex-mari, le narrateur, et Monique qui joua dans la vie du couple un rôle énigmatique. A soixante ans, Juliette s'est éteinte dans la chambre d'une clinique psychiatrique, mais elle était depuis longtemps morte au monde. Pierre, architecte en renom, divorcé d'avec elle depuis plus de dix ans, va remonter le temps pour essayer de mieux comprendre celle qui fut sa femme - et peut-être son seul amour.
A cette recherche du temps perdu et à l'analyse de la lente désagrégation psychique de Juliette, Pierre se livre avec une apparence de désinvolture. Mais l'obsèdent surtout le désabusement d'un homme qui a vieilli, l'usure de tout plaisir, l'"à quoi bon ?" devant tout projet. Comme Juliette, lui aussi s'est peu à peu séparé du monde, s'est frileusement enfoui dans son métier. Ainsi, Pierre découvrira-t-il tout ce qui l'a lié et le relie encore à Juliette : un amour qui de véritable devint utopique, puis s'évapora avec les jours mais connut son dernier avatar dans un muet dialogue entre Juliette la schizophrène et lui qui n'est peut-être qu'un fou lucide.
Dans ce roman, le scabreux est évoqué à la lumière froide de l'analyse, la longue agonie mentale d'un être nous est décrite avec une tendresse refoulée et le sentiment tragique de la vie détaillé dans ses ressorts quotidiens.
A cette recherche du temps perdu et à l'analyse de la lente désagrégation psychique de Juliette, Pierre se livre avec une apparence de désinvolture. Mais l'obsèdent surtout le désabusement d'un homme qui a vieilli, l'usure de tout plaisir, l'"à quoi bon ?" devant tout projet. Comme Juliette, lui aussi s'est peu à peu séparé du monde, s'est frileusement enfoui dans son métier. Ainsi, Pierre découvrira-t-il tout ce qui l'a lié et le relie encore à Juliette : un amour qui de véritable devint utopique, puis s'évapora avec les jours mais connut son dernier avatar dans un muet dialogue entre Juliette la schizophrène et lui qui n'est peut-être qu'un fou lucide.
Dans ce roman, le scabreux est évoqué à la lumière froide de l'analyse, la longue agonie mentale d'un être nous est décrite avec une tendresse refoulée et le sentiment tragique de la vie détaillé dans ses ressorts quotidiens.


















