Jean-Loïc Le Quellec est anthropologue, mythologue et préhistorien. Directeur de recherche émérite au CNRS, membre de l'Institut des Mondes africains, il y étudie les relations entre art rupestre, contes et mythes, sur la très longue durée. Il est l'auteur d'une quarantaine de livres. En 2006, il a reçu le prix Bordin de l'Institut pour ses travaux sur l'art rupestre du désert Libyque et, en 2008, le grand prix Burkhart de l'archéologie lui a été décerné par l'Académie des inscriptions et belles-lettres.
La caverne originelle. Art, mythes et premières humanités
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- Nombre de pages1068
- FormatePub
- ISBN978-2-348-06888-1
- EAN9782348068881
- Date de parution22/09/2022
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille132 Mo
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurLa Découverte
Résumé
Parmi les nombreuses hypothèses proposées pour expliquer l'" art des cavernes ", beaucoup ont été définitivement réfutées ; d'autres ne sont pas totalement à rejeter, même si elles ne sauraient tenir lieu d'élucidation globale. Face à ces impasses, d'aucuns considèrent qu'il est plus sage de cesser de chercher. Le pari de ce livre est plutôt de chercher ailleurs et autrement.À partir de la plus riche base de données élaborée à ce jour, recensant 452 cavités dont l'ornementation est attribuable au Paléolithique, et à l'issue d'un examen serré des analyses qui se sont succédé depuis plus d'un siècle, Jean-Loïc Le Quellec développe ici une approche entièrement nouvelle en posant la question suivante : pourquoi pénétrer dans des grottes obscures, souvent difficiles d'accès et même dangereuses, pour y réaliser des ouvres dont la fraction la plus réaliste s'attache à représenter un très petit nombre d'espèces animales et, beaucoup moins fréquemment, des humains animalisés ou figurés de façon partielle ? Autrement dit : quelle conception de la grotte prédominait au Paléolithique, qui conduisit à y laisser de telles images ?Parcourant des voies peu empruntées par les préhistoriens et utilisant des méthodes ignorées des " pariétalistes ", l'auteur démontre qu'un grand mythe de création nourrissait l'ontologie des artistes paléolithiques : celui de l'Émergence primordiale, qui s'est répandu sur tout le globe à mesure que les Sapiens découvraient de nouveaux territoires hors d'Afrique.
Un jour, dit ce mythe, des êtres chthoniens se redressèrent pour sortir de la grotte originelle, et cet acte fut rappelé et renouvelé, pendant quelques dizaines de milliers d'années, par des images rituellement tracées en d'innombrables cavernes. comme elles continuent de l'être aujourd'hui en bien des lieux du monde.
Un jour, dit ce mythe, des êtres chthoniens se redressèrent pour sortir de la grotte originelle, et cet acte fut rappelé et renouvelé, pendant quelques dizaines de milliers d'années, par des images rituellement tracées en d'innombrables cavernes. comme elles continuent de l'être aujourd'hui en bien des lieux du monde.
















