L'université de Rebibbia

Par : Goliarda Sapienza
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  • Nombre de pages140
  • FormatePub
  • ISBN978-2-37055-403-1
  • EAN9782370554031
  • Date de parution11/01/2024
  • Protection num.Adobe & CARE
  • Taille325 Ko
  • Infos supplémentairesepub
  • ÉditeurLe Tripode
  • TraducteurNathalie Castagné

Résumé

Par l'autrice de L'Art de la joie. L'Université de Rebibbia est un nouveau tour de force dans l'ouvre d'une femme au parcours décidément hors norme. L'Université de Rebibbia est le récit du séjour que fit Goliarda Sapienza dans une prison romaine en 1980. Moment critique dans la vie de l'auteur : après s'être consacrée de 1967 à 1976 à l'écriture du monumental roman L'Art de la joie et avoir fait face à un refus général des éditeurs italiens, c'est une femme moralement épuisée qui intègre l'univers carcéral de Rebibbia, la plus grande prison de femmes du pays.
Pour un vol de bijoux qu'il est difficile d'interpréter : aveu de dénuement ? Acte de désespoir ? N'importe. Comme un pied de nez fait au destin, Goliarda va transformer cette expérience de l'enfermement en un moment de liberté, une leçon de vie. Elle, l'intellectuelle, la femme mûre, redécouvre en prison - auprès de prostituées, de voleuses, de junkies et de jeunes révolutionnaires - ce qui l'a guidée et sauvée toute sa vie durant : le désir éperdu du monde. L'Université de Rebibbia est un nouveau tour de force dans l'ouvre d'une femme au parcours décidément hors norme.
Il fut immédiatement perçu comme un texte important en Italie. Publié par la prestigieuse maison d'édition Rizzoli, le livre fut accueilli avec enthousiasme par la critique et le public. On découvrait avec étonnement une écrivaine déjà âgée, partageant avec drôlerie et férocité son expérience d'une prison qui, pour reprendre ses mots, " a toujours été et sera toujours la fièvre qui révèle la maladie du corps social ". Ironie de l'histoire, L'Université de Rebibbia deviendra ainsi le premier succès de Goliarda Sapienza.
Et son dernier. Malgré les bonnes ventes du livre, Rizzoli maintint son refus de publier L'Art de la joie, condamnant encore pour plusieurs années ce texte à l'obscurité d'un tiroir.
Par l'autrice de L'Art de la joie. L'Université de Rebibbia est un nouveau tour de force dans l'ouvre d'une femme au parcours décidément hors norme. L'Université de Rebibbia est le récit du séjour que fit Goliarda Sapienza dans une prison romaine en 1980. Moment critique dans la vie de l'auteur : après s'être consacrée de 1967 à 1976 à l'écriture du monumental roman L'Art de la joie et avoir fait face à un refus général des éditeurs italiens, c'est une femme moralement épuisée qui intègre l'univers carcéral de Rebibbia, la plus grande prison de femmes du pays.
Pour un vol de bijoux qu'il est difficile d'interpréter : aveu de dénuement ? Acte de désespoir ? N'importe. Comme un pied de nez fait au destin, Goliarda va transformer cette expérience de l'enfermement en un moment de liberté, une leçon de vie. Elle, l'intellectuelle, la femme mûre, redécouvre en prison - auprès de prostituées, de voleuses, de junkies et de jeunes révolutionnaires - ce qui l'a guidée et sauvée toute sa vie durant : le désir éperdu du monde. L'Université de Rebibbia est un nouveau tour de force dans l'ouvre d'une femme au parcours décidément hors norme.
Il fut immédiatement perçu comme un texte important en Italie. Publié par la prestigieuse maison d'édition Rizzoli, le livre fut accueilli avec enthousiasme par la critique et le public. On découvrait avec étonnement une écrivaine déjà âgée, partageant avec drôlerie et férocité son expérience d'une prison qui, pour reprendre ses mots, " a toujours été et sera toujours la fièvre qui révèle la maladie du corps social ". Ironie de l'histoire, L'Université de Rebibbia deviendra ainsi le premier succès de Goliarda Sapienza.
Et son dernier. Malgré les bonnes ventes du livre, Rizzoli maintint son refus de publier L'Art de la joie, condamnant encore pour plusieurs années ce texte à l'obscurité d'un tiroir.

Avis des lecteurs
Commentaires laissés par nos lecteurs

5/5
sur 2 notes dont 2 avis lecteurs
La vie dans une prison pour femmes en Italie
Goliarda Sapienza, dans les années 80, est emprisonnée pour vol, sorte de « suicide » pour se sortir d’un cercle bobo-infernal. Il y a de moins dure sortie que celle-ci ! J’ai scindé le livre en trois « actes » Goliarda entame son incarcération par une période d’isolement, seule dans sa cellule. Une entrée brutale où ce qui la terrorise est « l’anormalité de leur silence » où l’imagination est une ennemie « Il faut que je parvienne à arrêter mon imagination et que je m’en tienne seulement aux gestes et aux pensées qui peuvent m’aide »r à tout dépasser avec le minimum de souffrance. ». « Ne pas se plonger dans la souffrance, autre tentation presque voluptueuse en comparaison de la solitude qu’on sent autour de soi. ». La violence, la dureté des gardiennes ne l’atteint plus, ne l’humilie plus. « Cette violence blesse mon visage comme une gifle mais ne m’humilie pas. Je m’en étonne, tandis que m’alarme le soupçon atroce que cette non-humiliation soit due au fait que je me sens « condamnable », racaille désormais digne de n’importe quelle insulte de quiconque est en règle avec la loi. » Elle lutte contre toutes « les sirènes carcérales », l’apitoiement sur soi, la non-humiliation… pour résister et rester un être vivant. Il faut tenir mentalement. La seconde partie est consacrée à son déplacement dans les « camerotti », où elle partage avec une cellule avec deux codétenues. L’une, espèce eunuque féminin et la seconde une droguée, dépressive, droits communs comme elle. Dans ce milieu fermé mais dont les cellules sont ouvertes toute la journée, c’est un va et vient continue. Goliarda est une éponge. Tous sens ouverts, elle découvre « les politiques », les réunions, les discussions, les petits repas improvisés à partir des colis de la famille, l’entraide et finit pas changer de cellule et se retrouver avec des intellos comme elle. La scène finale et dernier acte, est comme un grand feu d’artifice avec cette gigantesque empoignade à coups de pieds et de poings entre taulardes et gardiens mâles suite à la tentative de suicide d’une détenue. Dans sa note, l’éditeur précise les conditions pénitentiaires de l’époque avec sa cohorte de suicides et de révoltes Je n’ai pas ressenti cela dans l’université de Rebibbia. Est-ce dû à l’écriture de Goliarda Sapienza ? Pourtant l’auteur raconte la saleté, la promiscuité, la peur et j’y ai trouvé de l’amour, de la solidarité. Elle parle de cette période avec une drôlerie un peu féroce à l’image de la condition carcérale, sorte de comedia dell’arte où les masques tombent, l’humanité de dévoile. Goliarda Sapienza écrit avec ses tripes, mais sans en rajouter avec juste l’ironie et les saillies nécessaires pour retranscrire ces vies. Elle met en scène son séjour carcéral, ce cours accéléré de la vie. Aussi bizarre que cela puisse me paraître, elle y a trouvé une certaine sérénité. Il faut faire attention à ne pas devenir comme d’autres détenues qui demande à sortir à cors et à cris et, sitôt dehors, se dépêche de faire la connerie qui leur permettra de retourner en cellule retrouver le petit cocon qu’elles se sont fabriquées à l’abri du monde extérieur. Un superbe bouquin, où les scènes décrites sont très visuelles, où les odeurs, les couleurs sont omniprésentes. Un grand coup de cœur pour cet auteur si longtemps méconnue. J’avais eu également tant aimé « Moi, Jean Gabin ». « L’art de la joie » m’attend sagement sur son étagère.
Goliarda Sapienza, dans les années 80, est emprisonnée pour vol, sorte de « suicide » pour se sortir d’un cercle bobo-infernal. Il y a de moins dure sortie que celle-ci ! J’ai scindé le livre en trois « actes » Goliarda entame son incarcération par une période d’isolement, seule dans sa cellule. Une entrée brutale où ce qui la terrorise est « l’anormalité de leur silence » où l’imagination est une ennemie « Il faut que je parvienne à arrêter mon imagination et que je m’en tienne seulement aux gestes et aux pensées qui peuvent m’aide »r à tout dépasser avec le minimum de souffrance. ». « Ne pas se plonger dans la souffrance, autre tentation presque voluptueuse en comparaison de la solitude qu’on sent autour de soi. ». La violence, la dureté des gardiennes ne l’atteint plus, ne l’humilie plus. « Cette violence blesse mon visage comme une gifle mais ne m’humilie pas. Je m’en étonne, tandis que m’alarme le soupçon atroce que cette non-humiliation soit due au fait que je me sens « condamnable », racaille désormais digne de n’importe quelle insulte de quiconque est en règle avec la loi. » Elle lutte contre toutes « les sirènes carcérales », l’apitoiement sur soi, la non-humiliation… pour résister et rester un être vivant. Il faut tenir mentalement. La seconde partie est consacrée à son déplacement dans les « camerotti », où elle partage avec une cellule avec deux codétenues. L’une, espèce eunuque féminin et la seconde une droguée, dépressive, droits communs comme elle. Dans ce milieu fermé mais dont les cellules sont ouvertes toute la journée, c’est un va et vient continue. Goliarda est une éponge. Tous sens ouverts, elle découvre « les politiques », les réunions, les discussions, les petits repas improvisés à partir des colis de la famille, l’entraide et finit pas changer de cellule et se retrouver avec des intellos comme elle. La scène finale et dernier acte, est comme un grand feu d’artifice avec cette gigantesque empoignade à coups de pieds et de poings entre taulardes et gardiens mâles suite à la tentative de suicide d’une détenue. Dans sa note, l’éditeur précise les conditions pénitentiaires de l’époque avec sa cohorte de suicides et de révoltes Je n’ai pas ressenti cela dans l’université de Rebibbia. Est-ce dû à l’écriture de Goliarda Sapienza ? Pourtant l’auteur raconte la saleté, la promiscuité, la peur et j’y ai trouvé de l’amour, de la solidarité. Elle parle de cette période avec une drôlerie un peu féroce à l’image de la condition carcérale, sorte de comedia dell’arte où les masques tombent, l’humanité de dévoile. Goliarda Sapienza écrit avec ses tripes, mais sans en rajouter avec juste l’ironie et les saillies nécessaires pour retranscrire ces vies. Elle met en scène son séjour carcéral, ce cours accéléré de la vie. Aussi bizarre que cela puisse me paraître, elle y a trouvé une certaine sérénité. Il faut faire attention à ne pas devenir comme d’autres détenues qui demande à sortir à cors et à cris et, sitôt dehors, se dépêche de faire la connerie qui leur permettra de retourner en cellule retrouver le petit cocon qu’elles se sont fabriquées à l’abri du monde extérieur. Un superbe bouquin, où les scènes décrites sont très visuelles, où les odeurs, les couleurs sont omniprésentes. Un grand coup de cœur pour cet auteur si longtemps méconnue. J’avais eu également tant aimé « Moi, Jean Gabin ». « L’art de la joie » m’attend sagement sur son étagère.
  • Passionnant
  • Emouvant
  • italie
  • Goliarda Sapienza
Au coeur d'une prison pour femmes
Le plus marquant dans ce récit est qu’il m’a complètement immergée dans cette prison pour femmes. L’auteur nous fait vivre au cœur de Rebibbia, la découverte des lieux, des habitudes. On y respire les odeurs, on y perçoit les voix tant gouailleuses que mélodieuses. " Nous sommes dans un zoo ou dans un théâtre underground…" Après un passage à l’isolement, Goliarda se retrouve dans une cellule de trois avec la belle et jeune droguée Marro et l’eunuque énorme et maternelle, Annunciazione. Elles s’acceptent et se respectent même si les âges et les classes sociales sont différentes. La gentillesse et l’entraide soudent l’ensemble de cette population hétéroclite. Leur naturel, leur façon d’être et de s’exprimer prêtent autant à sourire qu’à s’émouvoir. Mais "rien ne vaut un petit moment avec quelqu’un qui sait converser" et Goliarda se rapproche assez vite de Marcella, Roberta et Suzie Wong. Dans leurs cellules bien aménagées, elles se regroupent autour d’une tasse de thé et discutent politique ou sentiments. Pourtant, la violence est toujours présente, sur soi-même (grève de la faim, tentatives de suicide, sevrage des toxicomanes) ou sur les autres (fouilles, interventions des gardiens masculins). L’auteur dépeint ainsi une société réduite à l’image de celle du dehors. " Si tu as été une fois ici, Goliarda, n’espère pas ressortir comme tu étais auparavant." Pourtant, beaucoup de femmes désespérées, inconsidérées ne tardent pas à revenir en prison après leur libération car au moins là, "on n’est pas seule comme dehors". On a "un rôle reconnu par tous." Parmi ces parias de la société italienne de l’époque se trouvent de très belles figures humaines. La prison se retrouve être malheureusement le refuge de ces femmes perdues, le seul endroit où elles trouvent un peu de chaleur humaine et d’habitudes rassurantes. Une fois de plus, Goliarda Sapienza nous livre un récit vibrant, engagé, dans un style soutenu et imagé.
Le plus marquant dans ce récit est qu’il m’a complètement immergée dans cette prison pour femmes. L’auteur nous fait vivre au cœur de Rebibbia, la découverte des lieux, des habitudes. On y respire les odeurs, on y perçoit les voix tant gouailleuses que mélodieuses. " Nous sommes dans un zoo ou dans un théâtre underground…" Après un passage à l’isolement, Goliarda se retrouve dans une cellule de trois avec la belle et jeune droguée Marro et l’eunuque énorme et maternelle, Annunciazione. Elles s’acceptent et se respectent même si les âges et les classes sociales sont différentes. La gentillesse et l’entraide soudent l’ensemble de cette population hétéroclite. Leur naturel, leur façon d’être et de s’exprimer prêtent autant à sourire qu’à s’émouvoir. Mais "rien ne vaut un petit moment avec quelqu’un qui sait converser" et Goliarda se rapproche assez vite de Marcella, Roberta et Suzie Wong. Dans leurs cellules bien aménagées, elles se regroupent autour d’une tasse de thé et discutent politique ou sentiments. Pourtant, la violence est toujours présente, sur soi-même (grève de la faim, tentatives de suicide, sevrage des toxicomanes) ou sur les autres (fouilles, interventions des gardiens masculins). L’auteur dépeint ainsi une société réduite à l’image de celle du dehors. " Si tu as été une fois ici, Goliarda, n’espère pas ressortir comme tu étais auparavant." Pourtant, beaucoup de femmes désespérées, inconsidérées ne tardent pas à revenir en prison après leur libération car au moins là, "on n’est pas seule comme dehors". On a "un rôle reconnu par tous." Parmi ces parias de la société italienne de l’époque se trouvent de très belles figures humaines. La prison se retrouve être malheureusement le refuge de ces femmes perdues, le seul endroit où elles trouvent un peu de chaleur humaine et d’habitudes rassurantes. Une fois de plus, Goliarda Sapienza nous livre un récit vibrant, engagé, dans un style soutenu et imagé.
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