La troisième partie du livre VI de l'Histoire naturelle de Pline, l'un des livres géographiques, traite des régions voisines de l'Empire romain au Proche-Orient : la Perse, la Mésopotamie et l'Arabie. Ce sont des pays de vieilles civilisations dont il subsiste des vestiges particulièrement abondants et riches, permettant une utile confrontation entre les données archéologiques et la tradition géographique savante, grecque et romaine.
Ils se prêtent ainsi parfaitement au projet de Jehan Desanges, déjà mis en ouvre dans « l'Asie Africaine sauf l'Égypte » (Livre VI, 4e partie) : adjoindre au texte établi à partir de la relecture des manuscrits les plus importants un commentaire nourri de toutes les sciences de l'Antiquité, tout particulièrement la géographie historique.
C'est surtout pour la péninsule Arabique, dont l'exploration archéologique systématique a été commencée il y a près de 50 ans, que cette confrontation est instructive.
Contrairement à l'attente, la découverte de nombreux sites urbains et de milliers de textes épigraphiques n'a pas entraîné de progrès dans l'identification des 200 noms de lieu et de peuple que Pline transmet. Mais elle a au moins permis d'écarter de multiples hypothèses d'équivalence formulées depuis 150 ans, qui se fondaient sur la seule ressemblance des noms. Il se confirme que les informations reproduites par Pline (tirées principalement de Juba) sont de médiocre qualité.
Une analyse structurelle du texte met aussi en évidence que les mêmes noms sont répétés plusieurs fois, avec des graphies changeantes, ce qui confirme que Pline et avant lui Juba ont juxtaposé des citations empruntées à des auteurs antérieurs sans que les redites soient reconnues.
La troisième partie du livre VI de l'Histoire naturelle de Pline, l'un des livres géographiques, traite des régions voisines de l'Empire romain au Proche-Orient : la Perse, la Mésopotamie et l'Arabie. Ce sont des pays de vieilles civilisations dont il subsiste des vestiges particulièrement abondants et riches, permettant une utile confrontation entre les données archéologiques et la tradition géographique savante, grecque et romaine.
Ils se prêtent ainsi parfaitement au projet de Jehan Desanges, déjà mis en ouvre dans « l'Asie Africaine sauf l'Égypte » (Livre VI, 4e partie) : adjoindre au texte établi à partir de la relecture des manuscrits les plus importants un commentaire nourri de toutes les sciences de l'Antiquité, tout particulièrement la géographie historique.
C'est surtout pour la péninsule Arabique, dont l'exploration archéologique systématique a été commencée il y a près de 50 ans, que cette confrontation est instructive.
Contrairement à l'attente, la découverte de nombreux sites urbains et de milliers de textes épigraphiques n'a pas entraîné de progrès dans l'identification des 200 noms de lieu et de peuple que Pline transmet. Mais elle a au moins permis d'écarter de multiples hypothèses d'équivalence formulées depuis 150 ans, qui se fondaient sur la seule ressemblance des noms. Il se confirme que les informations reproduites par Pline (tirées principalement de Juba) sont de médiocre qualité.
Une analyse structurelle du texte met aussi en évidence que les mêmes noms sont répétés plusieurs fois, avec des graphies changeantes, ce qui confirme que Pline et avant lui Juba ont juxtaposé des citations empruntées à des auteurs antérieurs sans que les redites soient reconnues.