Et in Arcadia ego. Poussin ou l'immoratlité du Beau
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- Nombre de pages158
- FormatPDF
- ISBN978-2-7056-7649-0
- EAN9782705676490
- Date de parution03/03/2010
- Protection num.Adobe DRM
- Taille1 Mo
- Infos supplémentairespdf
- ÉditeurHermann
Résumé
Les Bergers d'Arcadie de Poussin gardent toujours leur mystère. Le tableau présente deux énigmes : la légende gravée sur le tombeau, la femme drapée en avant de la scène à droite. Le lieu est l'Arcadie, la patrie des poètes. Poussin en fait la patrie des peintres, en peignant la Beauté sous la forme d'une femme, qui médite sur la mort. La beauté échappe à la mort ; elle est devant nos yeux, grâce au génie du peintre.
L'ego gravé sur la pierre nous dit : Moi, le peintre, je survis à la mort dans la patrie des artistes immortalisés par leurs oeuvres. Dans cette méditation picturale et métaphysique, Poussin nous montre le plus bel exemple de la pensée en peinture. Sa démarche est ascétique : le moi individuel s'efface devant l'ego creator, placé au centre du tableau. C'est avec une fierté bien française que Descartes et Poussin peuvent revendiquer une place centrale pour leur ego, tout en s'écartant de tout narcissisme égocentrique.
Ils sont les « fils de leurs oeuvres », comme Marc Fumaroli l'a si bien dit de leur contemporain Pierre Corneille.
L'ego gravé sur la pierre nous dit : Moi, le peintre, je survis à la mort dans la patrie des artistes immortalisés par leurs oeuvres. Dans cette méditation picturale et métaphysique, Poussin nous montre le plus bel exemple de la pensée en peinture. Sa démarche est ascétique : le moi individuel s'efface devant l'ego creator, placé au centre du tableau. C'est avec une fierté bien française que Descartes et Poussin peuvent revendiquer une place centrale pour leur ego, tout en s'écartant de tout narcissisme égocentrique.
Ils sont les « fils de leurs oeuvres », comme Marc Fumaroli l'a si bien dit de leur contemporain Pierre Corneille.



















