Alfred Dreyfus (1859-1935), officier de l'armée française est accusé de trahison d'État en faveur de l'Allemagne en raison de sa confession juive. Il est condamné en 1894 et en 1899 avant d'être aussitôt gracié par le président de la République. Il n'a été définitivement réhabilité qu'en 1906.
Cinq années de ma vie
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- FormatMulti-format
- ISBN978-2-37463-479-1
- EAN9782374634791
- Date de parution28/09/2019
- Protection num.pas de protection
- Infos supplémentairesMulti-Format
- ÉditeurLa Gibecière à Mots
Résumé
Alfred Dreyfus (1859-1935)"Je suis né à Mulhouse, en Alsace, le 9 octobre 1859. Mon enfance s'écoula doucement sous l'influence bienfaisante de ma mère et de mes sours, d'un père profondément dévoué à ses enfants, sous la touchante protection de frères plus âgés. Ma première impression triste, dont le souvenir douloureux ne s'est jamais effacé de ma mémoire, a été la guerre de 1870. La paix conclue, mon père opta pour la nationalité française ; nous dûmes quitter l'Alsace.
Je me rendis à Paris pour poursuivre mes études. Je fus reçu en 1878 à l'École Polytechnique, d'où je sortis en 1880 pour entrer comme sous-lieutenant élève d'artillerie à l'École d'application de Fontainebleau. Le 1er octobre 1882 j'étais nommé lieutenant au 31e régiment d'artillerie en garnison au Mans. A la fin de l'année 1883, j'étais classé aux batteries à cheval de la 1re division de cavalerie indépendante à Paris.
Le 12 septembre 1889, je fus nommé capitaine au 21e régiment d'artillerie, détaché comme adjoint à l'École centrale de pyrotechnie militaire à Bourges. Dans le courant de l'hiver, je me fiançai à Mlle Lucie Hadamard, qui est devenue ma compagne dévouée et héroïque. Durant mes fiançailles, je préparai mes examens à l'École supérieure de guerre où je fus reçu le 20 avril 1890 ; le lendemain 21 avril, je me mariai.
Je sortis de l'École supérieure de guerre en 1892 avec la mention très bien et le brevet d'état-major. Mon numéro de classement à la sortie de l'École de guerre me valut d'être appelé comme stagiaire à l'état-major de l'armée. J'y entrai le 1er janvier 1893."Alfred Dreyfus, capitaine dans l'armée française, fut accusé et condamné pour haute trahison ; pourtant le dossier était vide si ce n'était un bordereau "douteux", mais il fallait un coupable : Dreyfus, juif alsacien, était tout désigné...
Alfred Dreyfus, à partir du journal tenu au bagne et de sa correspondance, témoigne de ses cinq années (1894-1899) de souffrances physique et morale... L'affaire Dreyfus : une affaire qui allait durer 12 ans et diviser la France... Erreur judiciaire ou complot judiciaire ?
Je me rendis à Paris pour poursuivre mes études. Je fus reçu en 1878 à l'École Polytechnique, d'où je sortis en 1880 pour entrer comme sous-lieutenant élève d'artillerie à l'École d'application de Fontainebleau. Le 1er octobre 1882 j'étais nommé lieutenant au 31e régiment d'artillerie en garnison au Mans. A la fin de l'année 1883, j'étais classé aux batteries à cheval de la 1re division de cavalerie indépendante à Paris.
Le 12 septembre 1889, je fus nommé capitaine au 21e régiment d'artillerie, détaché comme adjoint à l'École centrale de pyrotechnie militaire à Bourges. Dans le courant de l'hiver, je me fiançai à Mlle Lucie Hadamard, qui est devenue ma compagne dévouée et héroïque. Durant mes fiançailles, je préparai mes examens à l'École supérieure de guerre où je fus reçu le 20 avril 1890 ; le lendemain 21 avril, je me mariai.
Je sortis de l'École supérieure de guerre en 1892 avec la mention très bien et le brevet d'état-major. Mon numéro de classement à la sortie de l'École de guerre me valut d'être appelé comme stagiaire à l'état-major de l'armée. J'y entrai le 1er janvier 1893."Alfred Dreyfus, capitaine dans l'armée française, fut accusé et condamné pour haute trahison ; pourtant le dossier était vide si ce n'était un bordereau "douteux", mais il fallait un coupable : Dreyfus, juif alsacien, était tout désigné...
Alfred Dreyfus, à partir du journal tenu au bagne et de sa correspondance, témoigne de ses cinq années (1894-1899) de souffrances physique et morale... L'affaire Dreyfus : une affaire qui allait durer 12 ans et diviser la France... Erreur judiciaire ou complot judiciaire ?



















