Mon avis sur le dernier livre de Pierre Lemaitre, encensé par la plupart des critiques et présent sur de nombreuses sélections des prix littéraires, est vraiment mitigé. Certes, l’auteur est un excellent "faiseur d’histoires" ; on est bien diverti et/ou touché par cette aventure rocambolesque qui met en scène deux anciens soldats de la première guerre mondiale tentant de se réinsérer dans la société après le conflit. Pour être gentil, je dirais même qu’un certain souffle romanesque parcourt le récit très généreux en séquences émotives et en péripéties rocambolesques, un peu à la manière d’un Alexandre Dumas par exemple. Cela est d’autant plus important de le souligner qu’en France, peu d’écrivains s’essaient à cette tradition littéraire du roman feuilleton qui vise à captiver le lecteur de bout en bout.
Malheureusement, si l’intention est louable le résultat final n’est guère à la hauteur… La faute à une écriture plate et maladroite, à l’image du narrateur Albert Maillard. Le style de l’auteur est assez catastrophique et nous gâche le plaisir de la lecture. Le roman contient certaines bonnes idées (notamment celle brillante des masques d’Edouard Pericourt) qui ne sont hélas pas assez exploitées ; l’intrigue principale est plus convenue et moins accrocheuse, c’est dommage ; l’épilogue en forme de "comment finissent nos héros ?" est assez maladroite mais constitue par contre un synopsis idéal pour un potentiel futur film.
Un roman dit populaire (comme je déteste cette catégorisation !) ne doit pas forcément rogner sur la qualité littéraire, bien au contraire – sauf à prendre les gens pour des débiles. En ce sens, pour moi, Au revoir là-haut est un mauvais roman populaire. Et l’incursion de Pierre Lemaitre, écrivain de polars, dans le domaine de la littérature générale n’est pas des plus réussies.
Mon avis sur le dernier livre de Pierre Lemaitre, encensé par la plupart des critiques et présent sur de nombreuses sélections des prix littéraires, est vraiment mitigé. Certes, l’auteur est un excellent "faiseur d’histoires" ; on est bien diverti et/ou touché par cette aventure rocambolesque qui met en scène deux anciens soldats de la première guerre mondiale tentant de se réinsérer dans la société après le conflit. Pour être gentil, je dirais même qu’un certain souffle romanesque parcourt le récit très généreux en séquences émotives et en péripéties rocambolesques, un peu à la manière d’un Alexandre Dumas par exemple. Cela est d’autant plus important de le souligner qu’en France, peu d’écrivains s’essaient à cette tradition littéraire du roman feuilleton qui vise à captiver le lecteur de bout en bout.
Malheureusement, si l’intention est louable le résultat final n’est guère à la hauteur… La faute à une écriture plate et maladroite, à l’image du narrateur Albert Maillard. Le style de l’auteur est assez catastrophique et nous gâche le plaisir de la lecture. Le roman contient certaines bonnes idées (notamment celle brillante des masques d’Edouard Pericourt) qui ne sont hélas pas assez exploitées ; l’intrigue principale est plus convenue et moins accrocheuse, c’est dommage ; l’épilogue en forme de "comment finissent nos héros ?" est assez maladroite mais constitue par contre un synopsis idéal pour un potentiel futur film.
Un roman dit populaire (comme je déteste cette catégorisation !) ne doit pas forcément rogner sur la qualité littéraire, bien au contraire – sauf à prendre les gens pour des débiles. En ce sens, pour moi, Au revoir là-haut est un mauvais roman populaire. Et l’incursion de Pierre Lemaitre, écrivain de polars, dans le domaine de la littérature générale n’est pas des plus réussies.