SOLDES
Jusqu'à -70% sur une sélection d'articles*
Acacia : Scènes de la vie américaine
Par :Formats :
Disponible dans votre compte client Decitre ou Furet du Nord dès validation de votre commande. Le format Multi-format est :
- Pour les liseuses autres que Vivlio, vous devez utiliser le logiciel Adobe Digital Edition. Non compatible avec la lecture sur les liseuses Kindle, Remarkable et Sony
, qui est-ce ?Notre partenaire de plateforme de lecture numérique où vous retrouverez l'ensemble de vos ebooks gratuitement
Pour en savoir plus sur nos ebooks, consultez notre aide en ligne ici
- FormatMulti-format
- ISBN978-2-38469-372-6
- EAN9782384693726
- Date de parution16/05/2025
- Protection num.pas de protection
- Infos supplémentairesMulti-Format
- ÉditeurEditions Homme et Litterature
Résumé
L'an mil huit cent cinquante-six et le cinq juillet, comme disent les huissiers dans leur noble et beau style, un lingot se promenait seul, à cinq heures du soir, dans les rues de Louisville, au Kentucky. Tout le monde sait qu'il y a lingot et lingot ; celui dont je parle était l'un de ces aventuriers intrépides que le gouvernement français expédia en Californie aux frais de la fameuse loterie du lingot d'or, et que pour cette raison on appela lingots.
Il avait vu San-Francisco et ses placers ; il avait trouvé de l'or, et il l'avait dépensé ; il avait eu la fièvre, et il en était guéri ; il avait tiré des coups de pistolet, et il en avait reçu. En somme, il se portait bien et vivait heureux, si l'on peut vivre heureux loin de Brives-la-Gaillarde. Ce jour-là, il se promenait en rêvant à ses affaires, lorsqu'au détour d'une rue il entendit quelques coups de pistolet.
- Des Kentuckiens qui s'expliquent ! dit-il en haussant les épaules. Bon débarras ! - Cependant la curiosité le fit avancer un peu, et il vit un homme qui se défendait, adossé à un mur, contre cinq ou six rowdies. L'un des assaillants blessa cet homme d'un coup de poignard et tomba lui-même, assommé d'un coup de crosse de revolver. - Allah Akbar ! s'écria le vainqueur d'une voix triomphante. À ce cri, le lingot, frappé d'une idée soudaine, fit tournoyer autour de sa tête un bâton noueux qu'il tenait à la main, et se jeta dans la mêlée.
Il était temps. Le blessé avait peine à se défendre.
Il avait vu San-Francisco et ses placers ; il avait trouvé de l'or, et il l'avait dépensé ; il avait eu la fièvre, et il en était guéri ; il avait tiré des coups de pistolet, et il en avait reçu. En somme, il se portait bien et vivait heureux, si l'on peut vivre heureux loin de Brives-la-Gaillarde. Ce jour-là, il se promenait en rêvant à ses affaires, lorsqu'au détour d'une rue il entendit quelques coups de pistolet.
- Des Kentuckiens qui s'expliquent ! dit-il en haussant les épaules. Bon débarras ! - Cependant la curiosité le fit avancer un peu, et il vit un homme qui se défendait, adossé à un mur, contre cinq ou six rowdies. L'un des assaillants blessa cet homme d'un coup de poignard et tomba lui-même, assommé d'un coup de crosse de revolver. - Allah Akbar ! s'écria le vainqueur d'une voix triomphante. À ce cri, le lingot, frappé d'une idée soudaine, fit tournoyer autour de sa tête un bâton noueux qu'il tenait à la main, et se jeta dans la mêlée.
Il était temps. Le blessé avait peine à se défendre.





















