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Gilles Boëtsch

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Un projet sort de terre - La Grande Muraille Verte
Voici près de 20 ans était lancé ce projet de reforestation, parfois qualifié de pharaonique, injustement de mon point de vue, car il est juste à la dimension de cet immense continent qu'est l'Afrique. Il est aussi la marque d'une réflexion à la dimension des problèmes à venir. Le plus important est qu'il ait été lancé à l'initiative des dirigeants africains et qu'il porte en lui les ferments d'une pensée unificatrice dans un espace pluriel.
Ce projet a vocation à réussir et les ressorts de cette réussite sont inscrits dans ses propres contradictions et imperfections, ses enjeux et ses défis. Au-delà du projet environnemental, se profile en effet la relecture d'un lien avec la nature dont la texture ne cesse de se modifier. Ce processus n'a de chance que si les consciences se mobilisent dans une alliance renouvelée entre les savoirs ancestraux et la démarche scientifique, la connaissance et la vie des populations locales dans leurs difficultés et leurs interrogations face à l'avenir.
Faire reculer le désert implique de le connaître, de le reconnaître et donc, surtout, de ne pas se couper de celles et ceux qui y vivent. Cette volonté doit également adopter une attitude d'humilité au regard de l'histoire géologique, environnementale, humaine tout simplement. [...] La Grande Muraille [est] à même de fabriquer de la Paix en permettant aux habitants de vivre décemment dans une perspective culturellement vitale, intangible.
Faire société avec son environnement, et non pas contre, tel est l'enseignement donné par cet acte de forestation. S'il se fait dans l'incertitude du résultat, il ne vit que dans l'espoir même de ce résultat, une culture de l'incertain combattue par le permanent désir de voir grandir ce qui a été mis en terre. Un sentiment qui fait émerger, par la solidarité des gestes accomplis en commun, une raison sans cesse renouvelée de vouloir accéder à ce qui rend nos vies paisibles.
C'est un projet pour le temps long au regard de l'actualité, 50 à 60 années, mais un temps si court au regard de notre histoire humaine de 7 millions d'années. On ne redira jamais assez que la Grande Muraille verte est plus qu'un projet, c'est un défi dont le caractère utopique lui confère la valeur d'un Trésor planétaire, d'une voie pour notre Humanité et son devenir.
Ce projet a vocation à réussir et les ressorts de cette réussite sont inscrits dans ses propres contradictions et imperfections, ses enjeux et ses défis. Au-delà du projet environnemental, se profile en effet la relecture d'un lien avec la nature dont la texture ne cesse de se modifier. Ce processus n'a de chance que si les consciences se mobilisent dans une alliance renouvelée entre les savoirs ancestraux et la démarche scientifique, la connaissance et la vie des populations locales dans leurs difficultés et leurs interrogations face à l'avenir.
Faire reculer le désert implique de le connaître, de le reconnaître et donc, surtout, de ne pas se couper de celles et ceux qui y vivent. Cette volonté doit également adopter une attitude d'humilité au regard de l'histoire géologique, environnementale, humaine tout simplement. [...] La Grande Muraille [est] à même de fabriquer de la Paix en permettant aux habitants de vivre décemment dans une perspective culturellement vitale, intangible.
Faire société avec son environnement, et non pas contre, tel est l'enseignement donné par cet acte de forestation. S'il se fait dans l'incertitude du résultat, il ne vit que dans l'espoir même de ce résultat, une culture de l'incertain combattue par le permanent désir de voir grandir ce qui a été mis en terre. Un sentiment qui fait émerger, par la solidarité des gestes accomplis en commun, une raison sans cesse renouvelée de vouloir accéder à ce qui rend nos vies paisibles.
C'est un projet pour le temps long au regard de l'actualité, 50 à 60 années, mais un temps si court au regard de notre histoire humaine de 7 millions d'années. On ne redira jamais assez que la Grande Muraille verte est plus qu'un projet, c'est un défi dont le caractère utopique lui confère la valeur d'un Trésor planétaire, d'une voie pour notre Humanité et son devenir.
Voici près de 20 ans était lancé ce projet de reforestation, parfois qualifié de pharaonique, injustement de mon point de vue, car il est juste à la dimension de cet immense continent qu'est l'Afrique. Il est aussi la marque d'une réflexion à la dimension des problèmes à venir. Le plus important est qu'il ait été lancé à l'initiative des dirigeants africains et qu'il porte en lui les ferments d'une pensée unificatrice dans un espace pluriel.
Ce projet a vocation à réussir et les ressorts de cette réussite sont inscrits dans ses propres contradictions et imperfections, ses enjeux et ses défis. Au-delà du projet environnemental, se profile en effet la relecture d'un lien avec la nature dont la texture ne cesse de se modifier. Ce processus n'a de chance que si les consciences se mobilisent dans une alliance renouvelée entre les savoirs ancestraux et la démarche scientifique, la connaissance et la vie des populations locales dans leurs difficultés et leurs interrogations face à l'avenir.
Faire reculer le désert implique de le connaître, de le reconnaître et donc, surtout, de ne pas se couper de celles et ceux qui y vivent. Cette volonté doit également adopter une attitude d'humilité au regard de l'histoire géologique, environnementale, humaine tout simplement. [...] La Grande Muraille [est] à même de fabriquer de la Paix en permettant aux habitants de vivre décemment dans une perspective culturellement vitale, intangible.
Faire société avec son environnement, et non pas contre, tel est l'enseignement donné par cet acte de forestation. S'il se fait dans l'incertitude du résultat, il ne vit que dans l'espoir même de ce résultat, une culture de l'incertain combattue par le permanent désir de voir grandir ce qui a été mis en terre. Un sentiment qui fait émerger, par la solidarité des gestes accomplis en commun, une raison sans cesse renouvelée de vouloir accéder à ce qui rend nos vies paisibles.
C'est un projet pour le temps long au regard de l'actualité, 50 à 60 années, mais un temps si court au regard de notre histoire humaine de 7 millions d'années. On ne redira jamais assez que la Grande Muraille verte est plus qu'un projet, c'est un défi dont le caractère utopique lui confère la valeur d'un Trésor planétaire, d'une voie pour notre Humanité et son devenir.
Ce projet a vocation à réussir et les ressorts de cette réussite sont inscrits dans ses propres contradictions et imperfections, ses enjeux et ses défis. Au-delà du projet environnemental, se profile en effet la relecture d'un lien avec la nature dont la texture ne cesse de se modifier. Ce processus n'a de chance que si les consciences se mobilisent dans une alliance renouvelée entre les savoirs ancestraux et la démarche scientifique, la connaissance et la vie des populations locales dans leurs difficultés et leurs interrogations face à l'avenir.
Faire reculer le désert implique de le connaître, de le reconnaître et donc, surtout, de ne pas se couper de celles et ceux qui y vivent. Cette volonté doit également adopter une attitude d'humilité au regard de l'histoire géologique, environnementale, humaine tout simplement. [...] La Grande Muraille [est] à même de fabriquer de la Paix en permettant aux habitants de vivre décemment dans une perspective culturellement vitale, intangible.
Faire société avec son environnement, et non pas contre, tel est l'enseignement donné par cet acte de forestation. S'il se fait dans l'incertitude du résultat, il ne vit que dans l'espoir même de ce résultat, une culture de l'incertain combattue par le permanent désir de voir grandir ce qui a été mis en terre. Un sentiment qui fait émerger, par la solidarité des gestes accomplis en commun, une raison sans cesse renouvelée de vouloir accéder à ce qui rend nos vies paisibles.
C'est un projet pour le temps long au regard de l'actualité, 50 à 60 années, mais un temps si court au regard de notre histoire humaine de 7 millions d'années. On ne redira jamais assez que la Grande Muraille verte est plus qu'un projet, c'est un défi dont le caractère utopique lui confère la valeur d'un Trésor planétaire, d'une voie pour notre Humanité et son devenir.
Les livres de Gilles Boëtsch

Les plantes du Sahel. Usages et enjeux sociaux
Gilles Boëtsch, Antonio Guerci, Lamine Gueye, Aliou Guisse
E-book
20,99 €

8,49 €

8,49 €

Corps N° 16/2018
Des corps en Afrique de l'Ouest : états, pratiques et représentations
Gilles Boëtsch, Dominique Chevé, Cheikh Tidiane Wane, Lamine Ndiaye
Grand Format
35,00 €

12,00 €

35,00 €

Santé et sociétés en Afrique de l'Ouest
Gilles Boëtsch, Lamine Gueye, Enguerran Macia, Yannick Jaffré
25,00 €

29,90 €

35,00 €

Corps N° 11, 2013
Quelle conscience de son corps. Corps et cadavres ; Présences au corps ; Corps d'enfances
Gilles Boëtsch, Dominique Chevé, Bernard Andrieu
30,00 €

Les plantes du Sahel. Usages et enjeux sociaux
Gilles Boëtsch, Antonio Guerci, Lamine Gueye, Aliou Guisse
28,60 €

35,00 €

Le sacrifice du soldat. Corps martyrisé, corps mythifié
Christian Benoît, Gilles Boëtsch, Antoine Champeaux, Eric Deroo
35,00 €

49,00 €

20,00 €

Un projet sort de terre - La Grande Muraille Verte. Une dynamique sahélienne
Priscilla Duboz, Papa Ibnou Ndiaye, Gilles Boëtsch, Aliou Guisse
Grand Format
27,00 €

25,00 €

Psychologie sociale du masque. Histoire et actualité
Gilles Boëtsch, Catherine Leport, Didier Lepelletier
Poche
15,00 €

20,00 €
