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Jean-Jacques Gonzales

Dernière sortie
L’empreinte de l’argentique
Ma vie de photographe nous donne à sentir la matière charnelle des photographies, en décrivant notamment ce grain d'une spectralité particulière propre à la photographie argentique. Cette fascination pour la texture des images lui vient, apprend-on, d'une joie enfuie, d'une joie éprouvée à regarder les images qui défilaient dans les cinémas d'Oran et enveloppaient l'enfant qu'il fut : "Je pense à ce petit garçon qui attendait tout des images.
A ce rideau qui se lève. Au Cinéma je m'asseyais toujours dans les premiers rangs – au premier rang quand j'avais du courage – pour être dans l'image, voir le grain de la pellicule, saisir l'impression de réalité par l'artefact". Le récit nous laisse également entrevoir les rites qui scandent une pratique de photographe ainsi que la densité mémorielle du matériel qui l'accompagne au quotidien. C'est par exemple avec une minutie empreinte de tendresse que Jean-Jacques Gonzales décrit son Leica disparu lors d'un cambriolage, dont on apprend au détour d'une parenthèse que son aura particulière lui venait du fait qu'il avait appartenu à son père : "J'aime cet appareil (c'est celui de Manuel, mon père) mes doigts habitués parcourent les commandes ; molette des vitesses, bague des diaphragmes, retardateur, je fais distraitement tourner le pare-soleil noir autour du fût de l'objectif.
J'aime le poids de l'appareil dans ma main, le son de son déclenchement, le bruit de la pellicule qui s'enroule. Le froid de l'acier non peint. La granulation de son gainage (vulcanite) noir." A s'approcher par la photographie et par l'écriture au plus près des choses, comme le fait Jean-Jacques Gonzales, on finit cependant par réaliser que ces dernières ne se laissent jamais vraiment saisir. Elles gardent, quoi que l'on fasse, une part d'absence, une part fantomatique que rien ne peut conjurer.
C'est toute la "vérité de la photographie qui nous montre que la chose n'est pas là, contrairement à l'expérience ordinaire du monde. "
A ce rideau qui se lève. Au Cinéma je m'asseyais toujours dans les premiers rangs – au premier rang quand j'avais du courage – pour être dans l'image, voir le grain de la pellicule, saisir l'impression de réalité par l'artefact". Le récit nous laisse également entrevoir les rites qui scandent une pratique de photographe ainsi que la densité mémorielle du matériel qui l'accompagne au quotidien. C'est par exemple avec une minutie empreinte de tendresse que Jean-Jacques Gonzales décrit son Leica disparu lors d'un cambriolage, dont on apprend au détour d'une parenthèse que son aura particulière lui venait du fait qu'il avait appartenu à son père : "J'aime cet appareil (c'est celui de Manuel, mon père) mes doigts habitués parcourent les commandes ; molette des vitesses, bague des diaphragmes, retardateur, je fais distraitement tourner le pare-soleil noir autour du fût de l'objectif.
J'aime le poids de l'appareil dans ma main, le son de son déclenchement, le bruit de la pellicule qui s'enroule. Le froid de l'acier non peint. La granulation de son gainage (vulcanite) noir." A s'approcher par la photographie et par l'écriture au plus près des choses, comme le fait Jean-Jacques Gonzales, on finit cependant par réaliser que ces dernières ne se laissent jamais vraiment saisir. Elles gardent, quoi que l'on fasse, une part d'absence, une part fantomatique que rien ne peut conjurer.
C'est toute la "vérité de la photographie qui nous montre que la chose n'est pas là, contrairement à l'expérience ordinaire du monde. "
Ma vie de photographe nous donne à sentir la matière charnelle des photographies, en décrivant notamment ce grain d'une spectralité particulière propre à la photographie argentique. Cette fascination pour la texture des images lui vient, apprend-on, d'une joie enfuie, d'une joie éprouvée à regarder les images qui défilaient dans les cinémas d'Oran et enveloppaient l'enfant qu'il fut : "Je pense à ce petit garçon qui attendait tout des images.
A ce rideau qui se lève. Au Cinéma je m'asseyais toujours dans les premiers rangs – au premier rang quand j'avais du courage – pour être dans l'image, voir le grain de la pellicule, saisir l'impression de réalité par l'artefact". Le récit nous laisse également entrevoir les rites qui scandent une pratique de photographe ainsi que la densité mémorielle du matériel qui l'accompagne au quotidien. C'est par exemple avec une minutie empreinte de tendresse que Jean-Jacques Gonzales décrit son Leica disparu lors d'un cambriolage, dont on apprend au détour d'une parenthèse que son aura particulière lui venait du fait qu'il avait appartenu à son père : "J'aime cet appareil (c'est celui de Manuel, mon père) mes doigts habitués parcourent les commandes ; molette des vitesses, bague des diaphragmes, retardateur, je fais distraitement tourner le pare-soleil noir autour du fût de l'objectif.
J'aime le poids de l'appareil dans ma main, le son de son déclenchement, le bruit de la pellicule qui s'enroule. Le froid de l'acier non peint. La granulation de son gainage (vulcanite) noir." A s'approcher par la photographie et par l'écriture au plus près des choses, comme le fait Jean-Jacques Gonzales, on finit cependant par réaliser que ces dernières ne se laissent jamais vraiment saisir. Elles gardent, quoi que l'on fasse, une part d'absence, une part fantomatique que rien ne peut conjurer.
C'est toute la "vérité de la photographie qui nous montre que la chose n'est pas là, contrairement à l'expérience ordinaire du monde. "
A ce rideau qui se lève. Au Cinéma je m'asseyais toujours dans les premiers rangs – au premier rang quand j'avais du courage – pour être dans l'image, voir le grain de la pellicule, saisir l'impression de réalité par l'artefact". Le récit nous laisse également entrevoir les rites qui scandent une pratique de photographe ainsi que la densité mémorielle du matériel qui l'accompagne au quotidien. C'est par exemple avec une minutie empreinte de tendresse que Jean-Jacques Gonzales décrit son Leica disparu lors d'un cambriolage, dont on apprend au détour d'une parenthèse que son aura particulière lui venait du fait qu'il avait appartenu à son père : "J'aime cet appareil (c'est celui de Manuel, mon père) mes doigts habitués parcourent les commandes ; molette des vitesses, bague des diaphragmes, retardateur, je fais distraitement tourner le pare-soleil noir autour du fût de l'objectif.
J'aime le poids de l'appareil dans ma main, le son de son déclenchement, le bruit de la pellicule qui s'enroule. Le froid de l'acier non peint. La granulation de son gainage (vulcanite) noir." A s'approcher par la photographie et par l'écriture au plus près des choses, comme le fait Jean-Jacques Gonzales, on finit cependant par réaliser que ces dernières ne se laissent jamais vraiment saisir. Elles gardent, quoi que l'on fasse, une part d'absence, une part fantomatique que rien ne peut conjurer.
C'est toute la "vérité de la photographie qui nous montre que la chose n'est pas là, contrairement à l'expérience ordinaire du monde. "
Les livres de Jean-Jacques Gonzales

Kant dans les dernières années de sa vie. Précédé de "La Mort du philosophe"
Victor Cousin, Jean-Jacques Gonzales
E-book
7,49 €

12,99 €

12,99 €

5/5
25,00 €

Le travail photographique de Jean-Jacques Gonzales. Suivi de La fiction d'un éblouissant rail continu, journal photographique de Jean-Jacques Gonzales
Jérôme Thélot, Jean-Jacques Gonzales
Grand Format
30,00 €

12,00 €

20,00 €

15,00 €

Le détroit de Gibraltar, frontière entre les mondes. De Tanger aux clandestins
Zakya Daoud
Grand Format
22,00 €

14,50 €

Kant dans les dernières années de sa vie. Précédé de "La Mort du philosophe"
Victor Cousin, Jean-Jacques Gonzales
10,20 €

18,20 €

28,00 €
