On ne saurait parler de la spiritualité de Schweitzer sans associer très étroitement religion, mystique et éthique. L'intrication de ces ces trois trois éléments est, en effet, au fondement de la pensée et le moteur de l'action d'Albert Schweitzer. A travers les textes ici rassemblés, l'objectif est de donner un aperçu des lignes de force de la spiritualité schweitzérienne et de montrer la relation dialectique qui en unit les éléments.
La spiritualité de Schweitzer est volontariste et active. Il n'est pas de ceux qui préconisent de se retirer du monde et de le nier en se plongeant dans une pure contemplation intérieure. Il critique cette mystique-là, parce qu'il n'en jaillit aucune action éthique, aucun dévouement à autrui, aucune amélioration de la société, aucune volonté de progrès comme l'exigent l'esprit de l'Evangile et la morale de l'amour.
Chaque être humain devrait se sentir concerné individuellement par la personne du Christ, car chacun est appelé à l'imiter personnellement pour oeuvrer à la venue du Royaume en aimant et en aidant autrui... "Toute vraie philosophie, écrit-il, toute religion profonde n'est, en fin de compte, rien d'autre qu'une lutte pour la mystique éthique et l'éthique mystique". Schweitzer avait abouti à la conclusion que notre siècle avait perdu le sens de l'éthique.
Notre conception moderne, qui tend à l'affirmation du monde et de la vie, n'était pas selon lui suffisamment fondée sur la pensée et sur la réflexion. A ses yeux, le véritable fondement de l'éthique se trouve dans le principe du respect de la vie. "Respect de la vie" : pour bien saisir toute la portée de ce terme, il faut se référer à l'allemand, "Ehrfurcht vor dem Leben" . Ehrfurcht, c'est-à-dire Ehre (révérence) mais aussi Furcht (crainte), ce qui signifie que la vie doit être honorée et crainte tout à la fois.
Par le principe de respect de la vie, Schweitzer affirme ainsi que la vie - toute vie - doit nous être sacrée.
On ne saurait parler de la spiritualité de Schweitzer sans associer très étroitement religion, mystique et éthique. L'intrication de ces ces trois trois éléments est, en effet, au fondement de la pensée et le moteur de l'action d'Albert Schweitzer. A travers les textes ici rassemblés, l'objectif est de donner un aperçu des lignes de force de la spiritualité schweitzérienne et de montrer la relation dialectique qui en unit les éléments.
La spiritualité de Schweitzer est volontariste et active. Il n'est pas de ceux qui préconisent de se retirer du monde et de le nier en se plongeant dans une pure contemplation intérieure. Il critique cette mystique-là, parce qu'il n'en jaillit aucune action éthique, aucun dévouement à autrui, aucune amélioration de la société, aucune volonté de progrès comme l'exigent l'esprit de l'Evangile et la morale de l'amour.
Chaque être humain devrait se sentir concerné individuellement par la personne du Christ, car chacun est appelé à l'imiter personnellement pour oeuvrer à la venue du Royaume en aimant et en aidant autrui... "Toute vraie philosophie, écrit-il, toute religion profonde n'est, en fin de compte, rien d'autre qu'une lutte pour la mystique éthique et l'éthique mystique". Schweitzer avait abouti à la conclusion que notre siècle avait perdu le sens de l'éthique.
Notre conception moderne, qui tend à l'affirmation du monde et de la vie, n'était pas selon lui suffisamment fondée sur la pensée et sur la réflexion. A ses yeux, le véritable fondement de l'éthique se trouve dans le principe du respect de la vie. "Respect de la vie" : pour bien saisir toute la portée de ce terme, il faut se référer à l'allemand, "Ehrfurcht vor dem Leben" . Ehrfurcht, c'est-à-dire Ehre (révérence) mais aussi Furcht (crainte), ce qui signifie que la vie doit être honorée et crainte tout à la fois.
Par le principe de respect de la vie, Schweitzer affirme ainsi que la vie - toute vie - doit nous être sacrée.