Vertigo N°47, automne 2014
Le politique : annulation persistances
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- Nombre de pages128
- PrésentationBroché
- Poids0.414 kg
- Dimensions21,0 cm × 28,5 cm × 1,0 cm
- ISBN978-2-35526-136-7
- EAN9782355261367
- Date de parution19/11/2014
- ÉditeurNouvelles Editions Lignes
Résumé
"On me demande souvent : "Où en est le monde arabe et ses révolutions ?" Je retourne alors la question : "Et vous, en Europe, où en êtes-vous avec la révolution ?"" Loin, très loin, infiniment loin, aurait-on envie de répondre à Tariq Teguia, dont la question, tout comme le dernier film, Révolution Zendj, ne peut manquer de nous renvoyer à cette dimension du présent qui nous échoit : l'éclipse du politique.
Eclipse dont on connaît les manifestations les plus saillantes : extinction des grandes formes de la tradition contestataire, dévaluation des termes mêmes qui en soutenaient la pratique et l'imaginaire, atomisation et fragilité des mouvements tenant lieu aujourd'hui de contre-pouvoirs. Mais aussi : règne de la "consensualité heureuse" qui voudrait que le politique soit désormais devenu sans raison d'être et s'annule de lui-même.
Quels rapports le cinéma qui se fabrique aujourd'hui entretient-il au politique - à son évanouissement et à ses persistances ? Dans quelle mesure certains films contemporains - ceux de Benoît Forgeard, les derniers films de Jim Jarmush, de Virgil Vernier... - le mettent-ils en jeu, tentent d'exposer le néant, les démissions et inerties qu'implique son déni. Comment d'autres cherchent-ils, au-delà de la Méditerranée et à rebours de la fiction du "postpolitique", à rendre compte des formes d'agir et d'exister attestant encore et toujours de sa puissance ?
Eclipse dont on connaît les manifestations les plus saillantes : extinction des grandes formes de la tradition contestataire, dévaluation des termes mêmes qui en soutenaient la pratique et l'imaginaire, atomisation et fragilité des mouvements tenant lieu aujourd'hui de contre-pouvoirs. Mais aussi : règne de la "consensualité heureuse" qui voudrait que le politique soit désormais devenu sans raison d'être et s'annule de lui-même.
Quels rapports le cinéma qui se fabrique aujourd'hui entretient-il au politique - à son évanouissement et à ses persistances ? Dans quelle mesure certains films contemporains - ceux de Benoît Forgeard, les derniers films de Jim Jarmush, de Virgil Vernier... - le mettent-ils en jeu, tentent d'exposer le néant, les démissions et inerties qu'implique son déni. Comment d'autres cherchent-ils, au-delà de la Méditerranée et à rebours de la fiction du "postpolitique", à rendre compte des formes d'agir et d'exister attestant encore et toujours de sa puissance ?

