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Revue Française d'Etudes Américaines N° 163, 2-2020
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- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.242 kg
- Dimensions15,9 cm × 24,0 cm × 0,6 cm
- ISBN978-2-410-01720-5
- EAN9782410017205
- Date de parution08/07/2020
- ÉditeurBelin
Résumé
Face à toute une galerie de (super)héros triomphants (de Natty Bumpo à Rocky en passant par Gatsby, Superman et Steve Jobs) adulés pour leur pouvoir, célébrés pour leurs exploits et récompensés pour leurs efforts, la culture américaine a produit une série de personnages qui brillent par leurs échecs, font rire par leurs maladresses ou émeuvent par leurs déboires. Du paumé dilettante au poète raté en passant par le poissard en série, le dernier de la classe et le mari cocu, il est le champion des coups foireux, du manque de bol, des rendez-vous manqués, des opportunités loupées, des petits défaites et des grands échecs.
Il préfère la fuite à la conquête, recule là où il faut avancer, hésite quand il faut agir et n'est pas sans peur ni reproche. En littérature, c'est Herman Melville qui fournit l'archétype du réfractaire à l'effort avec Bartleby (1853), l'indifférence de son antihéros éponyme se transformant en acte héroïque de résistante passive. Au cinéma : les rôles de ringards bégayants et de maladroits congénitaux incarnés par des acteurs comme Buster Keaton, Jerry Lewis, Woody Allen ou Jim Carrey.
En musique : le grunge et Kurt Cobain. Ce dossier propose ainsi de s'intéresser aux notions d'échec et de faillite dans la culture américaine, ainsi qu'aux figures de perdants et de ratés qui y prospèrent. Dans une société dominée par le culte de la réussite, le loser émerge comme un anti-héros qui raconte l'histoire contrariée de cet ethos. Il permet notamment de déconstruire les mythes qui fondent l'ordre social aux Etats-Unis et constitue souvent le fer de lance de la critique d'une culture obnubilée par la success story et sa promesse d'un happy end.
Il préfère la fuite à la conquête, recule là où il faut avancer, hésite quand il faut agir et n'est pas sans peur ni reproche. En littérature, c'est Herman Melville qui fournit l'archétype du réfractaire à l'effort avec Bartleby (1853), l'indifférence de son antihéros éponyme se transformant en acte héroïque de résistante passive. Au cinéma : les rôles de ringards bégayants et de maladroits congénitaux incarnés par des acteurs comme Buster Keaton, Jerry Lewis, Woody Allen ou Jim Carrey.
En musique : le grunge et Kurt Cobain. Ce dossier propose ainsi de s'intéresser aux notions d'échec et de faillite dans la culture américaine, ainsi qu'aux figures de perdants et de ratés qui y prospèrent. Dans une société dominée par le culte de la réussite, le loser émerge comme un anti-héros qui raconte l'histoire contrariée de cet ethos. Il permet notamment de déconstruire les mythes qui fondent l'ordre social aux Etats-Unis et constitue souvent le fer de lance de la critique d'une culture obnubilée par la success story et sa promesse d'un happy end.



