SOLDES

Jusqu'à -70% sur une sélection d'articles*

Revue du MAUSS
Penser la démocratie. Avec ou contre Lefort

Par : Le Bord de l'Eau éditions
Nous vous prions de nous excuser mais rencontrons momentanément des soucis d'approvisionnement. C’est le moment de vous laisser tenter par nos livres numériques et notre offre occasion.
  • Paiement en ligne :
    • Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 23 novembre
      Cet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 127 jours après la date de votre commande.
    • Retrait Click and Collect en magasin gratuit
  • Réservation en ligne avec paiement en magasin :
    • Indisponible pour réserver et payer en magasin
  • Nombre de pages288
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.41 kg
  • Dimensions16,5 cm × 22,9 cm × 1,4 cm
  • ISBN978-2-38519-274-7
  • EAN9782385192747
  • Date de parution19/06/2026
  • ÉditeurLe Bord de l'eau

Résumé

L'idéal démocratique vit-il ses dernières heures ? N'est-il qu'un vieux rêve, qui ne tient jamais ses promesses et qu'il vaudrait mieux abandonner une fois pour toutes ? Nos sociétés peuvent-elles encore espérer échapper à la domination et à l'exploitation ? Ces questions sont aussi vieilles que la démocratie elle-même, mais elles revêtent aujourd'hui une acuité toute particulière. Après-guerre, en France, ce sont les deux fondateurs du groupe Socialisme ou barbarie (dont le MAUSS peut être vu comme un héritier), Cornelius Castoriadis et Claude Lefort, qui les ont posées avec le plus de force.
Après Hannah Arendt, Lefort est celui qui aura le mieux saisi la dialectique, la réversibilité possible de la démocratie et du totalitarisme. Il faut donc en revenir à cette pensée, aujourd'hui où les mouvements antidémocratiques fleurissent partout. Or, on le verra, si elle nous éclaire toujours, elle nous laisse aussi trop démunis pour penser notre monde. En figurant le pouvoir démocratique comme un "lieu vide" , Lefort a su en saisir quelque chose d'essentiel mais aussi de singulièrement problématique.
En effet, une société sans détermination, sans visée et sans incarnation, peinera toujours à mobiliser les peuples qu'elle est censée représenter. Et c'est pourquoi elle peut si facilement céder sous les coups de boutoir d'un capitalisme de plus en plus brutal et prédateur, qui n'en garde que les formes les plus superficielles, pour progressivement les détruire. Malgré cela, il y a dans l'élan démocratique quelque chose de singulièrement puissant, qui tient au lien social même, et qui continue de résister à l'autoritarisme ambiant.
Un lien social tissé par des myriades de relations de don enchevêtrées. Voilà pourquoi il nous faut penser à nouveaux frais la démocratie, dans le cadre du paradigme du don, avec et contre Lefort.