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Plein droit N° 109, juin 2016
Homicides aux frontières
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- Nombre de pages48
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.191 kg
- Dimensions21,0 cm × 29,7 cm × 0,8 cm
- ISBN979-10-91800-98-3
- EAN9791091800983
- Date de parution01/06/2016
- ÉditeurGisti
Résumé
34 personnes mortes de soif en plein Sahara, une jeune femme percutée sur l'autoroute vers Calais, un homme tué par balles à la frontière serbo-hongroise, 500 noyés le 20 avril dans un naufrage au large des côtes libyennes, à ajouter aux 10 000 victimes de naufrages mortels en Méditerranée depuis 2014, selon l'ONU, un chiffre tel que le secrétaire général de la FICR (Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge) parle de "cimetière aquatique" .
Le terme pourrait tout autant s'appliquer à la baie du Bengale, la mer d'Andaman ou au nord du canal de Mozambique, dans l'archipel des Comores. Derrière ces chiffres macabres - quand ils existent -, on trouve des migrants qui ont fui leur pays dans l'espoir d'une vie meilleure, quitte à la mettre en péril. Et le péril ne cesse de grandir au fur et à mesure que les pays de destination ferment leurs frontières, renforcent leurs patrouilles, hérissent des barrières toujours plus sécurisées, toujours plus meurtrières, se rendant complices d'un massacre annoncé dont les seuls coupables désignés sont les "passeurs" .
Et dont il est fait de moins en moins cas, au fur et à mesure que l'hécatombe migratoire se banalise. Dans le même temps, les ressortissants des pays les plus riches, épargnés par les conflits armés, voyagent où bon leur semble. Et lorsqu'un drame survient (crash d'un avion ou naufrage d'un paquebot), c'est toute la presse qui s'en émeut. A croire que les discriminations perdurent dans la mort elle-même.
Le terme pourrait tout autant s'appliquer à la baie du Bengale, la mer d'Andaman ou au nord du canal de Mozambique, dans l'archipel des Comores. Derrière ces chiffres macabres - quand ils existent -, on trouve des migrants qui ont fui leur pays dans l'espoir d'une vie meilleure, quitte à la mettre en péril. Et le péril ne cesse de grandir au fur et à mesure que les pays de destination ferment leurs frontières, renforcent leurs patrouilles, hérissent des barrières toujours plus sécurisées, toujours plus meurtrières, se rendant complices d'un massacre annoncé dont les seuls coupables désignés sont les "passeurs" .
Et dont il est fait de moins en moins cas, au fur et à mesure que l'hécatombe migratoire se banalise. Dans le même temps, les ressortissants des pays les plus riches, épargnés par les conflits armés, voyagent où bon leur semble. Et lorsqu'un drame survient (crash d'un avion ou naufrage d'un paquebot), c'est toute la presse qui s'en émeut. A croire que les discriminations perdurent dans la mort elle-même.












