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Le Coq-Héron N° 261, août 2025
Le vide. Emergences et représentations

Par : Erès
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  • Nombre de pages144
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.259 kg
  • Dimensions17,0 cm × 24,0 cm × 1,2 cm
  • ISBN978-2-7492-8374-6
  • EAN9782749283746
  • Date de parution11/09/2025
  • ÉditeurErès

L'éditeur en parle

Quand cette peur s'exprime en séance, n'est-on pas pris par cette parole qu'un autre patient peut prononcer : "Est-ce que je saurai l'enlever ? Je ne sais pas... Ce vide ... attaché à moi, fait partie de moi. " Le thérapeute propose alors, peut-être, mais que peut-il proposer ? Enlever est-ce possible ? Nécessaire ? Utile ? La clinique amène à se confronter à des noyaux traumatiques, où la question du vide se manifeste.
Il y a plusieurs figures du vide, nous aborderons plutôt cette question autour de la crainte de l'effondrement de Winnicott, en relation avec le vide de ce qui aurait pu être bénéfique et qui ne s'est pas produit. Les angoisses disséquantes primaires découleraient de ce sentiment de vide. De même, tel un système défensif contre l'état de choses impensables, les noyaux psychotiques constitueraient eux-mêmes une organisation contre l'effondrement.
Les agonies primitives, selon l'expression de Winnicott, représentent la crainte d'un effondrement qui a déjà eu lieu mais n'est pas encore éprouvé et, selon le même auteur, la seule façon pour le patient de s'en souvenir est de faire pour la première fois dans le présent, c'est-à-dire dans le transfert, l'épreuve de cette chose passée. Le " transfert du vide ". Pour cerner les différents avatars du vide, nous convoquerons principalement Winnicott si riche sur le sujet, mais aussi Ferenczi, d'autres auteurs et cultures.
Nous aborderons aussi la question du vide en relation à l'environnement. Le vide pourrait-il se penser sans relation à l'environnement ? " J'ai peur du vide... " Faire advenir ce qui n'est pas advenu est-ce possible ? Est-ce souhaitable ? Est-ce thérapeutique ? Ce numéro du Coq Héron propose de réfléchir à ces questions.