OFFRE LISEUSES

Une liseuse achetée = une housse offerte* jusqu'au 21 juin

Le 1 XL été 2023
L'appel de la forêt

Par : Julien Bisson, Eric Fottorino
Expédié sous 127 jours
Cet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 127 jours après la date de votre commande.
Nous vous prions de nous excuser mais rencontrons momentanément des soucis d'approvisionnement. C’est le moment de vous laisser tenter par nos livres numériques et notre offre occasion.
  • Paiement en ligne :
    • Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 23 octobre
      Cet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 127 jours après la date de votre commande.
    • Retrait Click and Collect en magasin gratuit
  • Réservation en ligne avec paiement en magasin :
    • Indisponible pour réserver et payer en magasin
  • Nombre de pages8
  • FormatGrand Format
  • PrésentationDépliant
  • Poids0.098 kg
  • Dimensions21,0 cm × 31,0 cm × 0,5 cm
  • ISBN978-2-37715-384-8
  • EAN9782377153848
  • Date de parution05/07/2023
  • ÉditeurLe 1

Résumé

"La plupart des grandes étendues boisées se sont resserrées. Où trouver maintenant la forêt des Ardennes ! Les forêts qui subsistent sont à l'état de coupes réglées et n'ont point de beauté durable. Les besoins deviennent de plus en plus pressants, l'arbre à peine dans son âge adulte, est abattu sans respect et sans regret. Que de colosses admirables les personnes de mon âge ont vu tomber ! Il n'y en a plus, il faut inventer des charpentes en fer, on ne pourra bientôt plus trouver ni poutres ni chevrons.
Pourtant le combustible renchérit et devient rare. La houille est chère aussi, la nature s'épuise et l'industrie scientifique ne trouve pas le remède assez vite. Irons-nous chercher tous nos bois de travail en Amérique ? Mais la forêt vierge vite aussi et s'épuisera à son tour. Si on n'y prend garde, l'arbre disparaîtra et la fin de la planète viendra par dessèchement sans cataclysme nécessaire, par la faute de l'homme.
N'en riez pas, ceux qui ont étudié la question n'y songent pas sans épouvante. [...] En attendant que l'humanité s'éclaire et se ravise, gardons nos forêts, respectons nos grands arbres, et, s'il faut que ce soit au nom de l'art, si cette considération est encore de quelque poids par le temps de ruralité réaliste qui court, écoutons et secondons nos vaillants artistes ; mais nous tous, protestons aussi, au nom de notre propre droit et forts de notre propre valeur, contre des mesures d'abrutissement et d'insanité.
Pendant que, de toutes parts, on nous bâtit des églises fort laides, ne souffrons pas que les grandes cathédrales de la nature, dont nos ancêtres eurent le sentiment profond en élevant leurs temples, soient arrachées à la vénération de nos descendants. Quand la terre sera dévastée et mutilée, nos productions et nos idées seront à l'avenant des choses pauvres et laides : qui frapperont les yeux à toute heure.
Les idées rétrécies réagissent sur les sentiments qui s'appauvrissent et se faussent. L'homme a besoin de l'Eden pour horizon. Je sais bien que beaucoup disent : "Après nous la fin du monde ! " C'est le plus hideux et le plus funeste blasphème que l'homme puisse proférer. C'est la formule de sa démission d'homme, car c'est la rupture du lien qui unit les générations et qui les rend solidaires les unes des autres.
"