Basé à Saint-Malo, face à la mer et à ce qu'elle impose de lenteur, de calme ou de furie, Jean-Matthieu Gautier développe une pratique documentaire attentive au temps long, s'éloignant parfois des côtes iodées pour s'intéresser à des territoires traversés par les conflits, les reconstructions et les marges, du Proche-Orient à d'autres zones maintenues hors champ. Comme fondateur et directeur artistique de revue EPIC, il s'attache à une photographie de récit, centrée sur les situations humaines plutôt que sur l'événement, où priment l'observation, la continuité et une forme de retenue dans l'engagement.
La mer en l'air
Par :Formats :
- Paiement en ligne :
- Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 26 aoûtCet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 26 jours après la date de votre commande.
- Retrait Click and Collect en magasin gratuit
- Réservation en ligne avec paiement en magasin :
- Indisponible pour réserver et payer en magasin
- Nombre de pages48
- FormatPoche
- PrésentationBroché
- Poids0.04 kg
- Dimensions10,5 cm × 14,8 cm × 1,1 cm
- ISBN978-2-9587195-7-9
- EAN9782958719579
- Date de parution30/07/2026
- CollectionMini Epic
- ÉditeurRevue Epic
Résumé
Saint-Malo, ville trop connue, trop vue, trop reproduite. Jean-Matthieu Gautier y vit, et c'est précisément cette familiarité qui le pousse à détourner le regard. Comment voir autrement ce qui a été mille fois photographié, cartographié, fantasmé ? En malmenant l'image. En laissant la mer, le sel, le hasard altérer la pellicule. En assumant les accidents – les doubles expositions, les flous, les surimpressions – pour que le paysage, enfin, respire.
Ce n'est pas un livre sur Saint-Malo. C'est un livre sur la manière de regarder. Sur ce qui advient quand on accepte de ne plus maîtriser, quand on laisse la lumière trembler, les lignes se brouiller, les remparts se dissoudre. L'estran, le port, les fortifications – ces lieux " carte postale " – deviennent des territoires mouvants, où rien n'est fixe : ni la mer, ni le sol, ni la mémoire. La mer en l'air, c'est l'eau qui pénètre le film, le sel qui ronge l'argentique, les couches qui se superposent comme les marées.
Le flou n'y est pas une erreur, mais une ouverture : un espace où le familier se charge de mystère, où le paysage se libère de son évidence. Une façon de dire que la beauté naît souvent de ce qui échappe, de ce qui se dérobe. Pourquoi ce livre ? Parce que Saint-Malo n'est pas qu'une ville. C'est un rapport ancien – cette fascination mêlée de crainte devant la mer, ce désir d'approche et ce recul instinctif.
Une tension que chaque rivage porte en lui, et que l'image trouble, presque enfantine, rend enfin perceptible. Un travail qui interroge : Comment réenchanter ce que l'habitude a rendu invisible ? Que révèle un lieu quand on accepte de le laisser trembler ? Et si la vraie poésie naissait de l'accident, de l'imperfection, de ce qui résiste à la netteté ? La mer en l'air n'est pas une documentation. C'est une expérience : celle d'un territoire qui, une fois libéré de sa représentation, redevient vivant.
Ce n'est pas un livre sur Saint-Malo. C'est un livre sur la manière de regarder. Sur ce qui advient quand on accepte de ne plus maîtriser, quand on laisse la lumière trembler, les lignes se brouiller, les remparts se dissoudre. L'estran, le port, les fortifications – ces lieux " carte postale " – deviennent des territoires mouvants, où rien n'est fixe : ni la mer, ni le sol, ni la mémoire. La mer en l'air, c'est l'eau qui pénètre le film, le sel qui ronge l'argentique, les couches qui se superposent comme les marées.
Le flou n'y est pas une erreur, mais une ouverture : un espace où le familier se charge de mystère, où le paysage se libère de son évidence. Une façon de dire que la beauté naît souvent de ce qui échappe, de ce qui se dérobe. Pourquoi ce livre ? Parce que Saint-Malo n'est pas qu'une ville. C'est un rapport ancien – cette fascination mêlée de crainte devant la mer, ce désir d'approche et ce recul instinctif.
Une tension que chaque rivage porte en lui, et que l'image trouble, presque enfantine, rend enfin perceptible. Un travail qui interroge : Comment réenchanter ce que l'habitude a rendu invisible ? Que révèle un lieu quand on accepte de le laisser trembler ? Et si la vraie poésie naissait de l'accident, de l'imperfection, de ce qui résiste à la netteté ? La mer en l'air n'est pas une documentation. C'est une expérience : celle d'un territoire qui, une fois libéré de sa représentation, redevient vivant.





