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Kernos Supplément N° 41
The Power of Naming. Studies in the Epicletic Language of Hellenistic Honours
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- Nombre de pages404
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.3 kg
- Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 2,0 cm
- ISBN978-2-87562-358-4
- EAN9782875623584
- Date de parution12/07/2023
- ÉditeurPresses Universitaires Liège
Résumé
Politique et religion étaient étroitement imbriquées dans le monde grec. Cette relation est identifiable sur de nombreux plans, notamment dans l'usage de dénominations divines pour construire la figure religieuse des souverains et des grands bienfaiteurs de la période hellénistique. A cette époque, l'attribution d'honneurs cultuels aux détenteurs d'un pouvoir individuel exceptionnel s'est répandue dans la vie politique et culturelle de la Méditerranée orientale.
Le présent ouvrage entend offrir une discussion systématique des enjeux et des mécanismes de cette pratique, à travers un large dossier textuel qui couvre les trois siècles entre le règne de Philippe II et le Principat d'Auguste. La recherche récente sur la religion grecque antique s'est largement penchée sur la manière dont les Grecs nommaient leurs dieux et des avancées majeures ont été effectuées dans ce champ d'investigation.
En transposant ces acquis à l'étude de la syntaxe des dénominations composées pour les souverains et les grands bienfaiteurs, il s'agit d'analyser en détail les mécanismes par lesquels les communautés et les individus ont construit une image rapprochant les grands chefs politiques de la sphère divine. Anthroponymes, théonymes et épithètes sont ainsi associés, d'une manière toujours plus complexe, pour construire des dénominations qui mettent des humains puissants en relation avec le monde des dieux.
En un effet de retour perceptible dès la période hellénistique, le polythéisme grec a été influencé par ces pratiques honorifiques et ce livre jette les fondements d'une analyse des dettes ainsi contractées.
Le présent ouvrage entend offrir une discussion systématique des enjeux et des mécanismes de cette pratique, à travers un large dossier textuel qui couvre les trois siècles entre le règne de Philippe II et le Principat d'Auguste. La recherche récente sur la religion grecque antique s'est largement penchée sur la manière dont les Grecs nommaient leurs dieux et des avancées majeures ont été effectuées dans ce champ d'investigation.
En transposant ces acquis à l'étude de la syntaxe des dénominations composées pour les souverains et les grands bienfaiteurs, il s'agit d'analyser en détail les mécanismes par lesquels les communautés et les individus ont construit une image rapprochant les grands chefs politiques de la sphère divine. Anthroponymes, théonymes et épithètes sont ainsi associés, d'une manière toujours plus complexe, pour construire des dénominations qui mettent des humains puissants en relation avec le monde des dieux.
En un effet de retour perceptible dès la période hellénistique, le polythéisme grec a été influencé par ces pratiques honorifiques et ce livre jette les fondements d'une analyse des dettes ainsi contractées.


