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Histoire & Sociétés N° 17, Janvier 2006
Expériences d'occupation en Europe, 1914-1949
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- Nombre de pages143
- PrésentationBroché
- Poids0.245 kg
- Dimensions15,0 cm × 24,0 cm × 1,0 cm
- ISBN2-35240-003-1
- EAN9782352400035
- Date de parution01/01/2006
- ÉditeurAlternatives économiques
Résumé
Ce dossier place la focale sur un aspect central de l'histoire des guerres au XXe siècle en tant qu'elles sont le lieu et le moment d'une " rencontre " particulière entre occupants et occupés. Cette rencontre est au cœur de la contribution de Manon Pignot, qui analyse la réaction des enfants du Nord de la France à l'occupation allemande pendant la Première Guerre mondiale. Vejas G. Liulevicius traite pour sa part des interactions entre occupants et occupés à l'est du continent européen, où la dimension multiethnique des populations occupées joue un rôle particulier.
La fin de la Grande Guerre ne met pas fin aux situations d'occupation mais pour ainsi dire les inverse. D'occupants, les Allemands deviennent occupés. Sabine Kienitz rend ainsi compte de toute la gamme des réactions des habitants du Palatinat à l'occupation française de 1918 à 1930, en montrant notamment en quoi la violence peut-être utilisée comme un mode de communication. Les violences sont aussi au cœur de la contribution de Gaël Eismann, qui compare les violences et l'occupation militaire nazie en France et à l'est du continent.
Riccarda Torriani, enfin, montre que, si les occupants français et allemands entendent rompre radicalement avec les pratiques d'occupation des temps de guerre pour, par exemple, " rééduquer " et "démocratiser " les Allemands, ils puisent en revanche dans leurs propres répertoires d'action nationaux, issus de leurs expériences respectives de la colonisation.
La fin de la Grande Guerre ne met pas fin aux situations d'occupation mais pour ainsi dire les inverse. D'occupants, les Allemands deviennent occupés. Sabine Kienitz rend ainsi compte de toute la gamme des réactions des habitants du Palatinat à l'occupation française de 1918 à 1930, en montrant notamment en quoi la violence peut-être utilisée comme un mode de communication. Les violences sont aussi au cœur de la contribution de Gaël Eismann, qui compare les violences et l'occupation militaire nazie en France et à l'est du continent.
Riccarda Torriani, enfin, montre que, si les occupants français et allemands entendent rompre radicalement avec les pratiques d'occupation des temps de guerre pour, par exemple, " rééduquer " et "démocratiser " les Allemands, ils puisent en revanche dans leurs propres répertoires d'action nationaux, issus de leurs expériences respectives de la colonisation.








