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Etudes kurdes N° 9, avril 2008
La langue kurde

Par : Salih Akin, Nelida Fuccaro, Mirella Galletti, Françoise Rollan
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  • Nombre de pages145
  • PrésentationBroché
  • Poids0.21 kg
  • Dimensions13,5 cm × 21,5 cm × 1,0 cm
  • ISBN978-2-296-05466-0
  • EAN9782296054660
  • Date de parution01/05/2008
  • ÉditeurL'Harmattan

Résumé

Le kurde est la langue véhiculaire d'environ 30 millions d'hommes et de femmes, vivant en majorité sur un grand territoire du Moyen-Orient que les Kurdes et les géographes appellent Kurdistan, partagé entre la Turquie, la Syrie, l'Irak et l'Iran au lendemain de la Première Guerre mondiale. La langue kurde fait partie du groupe irano-aryen ou iranien de la grande famille des langues indo-européennes.
Cette langue se distingue des autres langues irano-aryennes telles que le persan, le pashto, le baloutchi, l'ossète (parlé dans le Caucase), le gilaki et le mazanderani (parlés au bord de la Caspienne). On répartit généralement le kurde en trois grands groupes principaux : le groupe septentrional, appelé kurmandji, est le plus important par le nombre de ses locuteurs : deux-tiers des Kurdes le parlent, en Syrie, en Turquie et par les communautés kurdes d'ex-Union Soviétique.
Il est aussi la langue parlée par les Kurdes d'Iran du nord-ouest, autour du lac d'Ourmiya, et ceux du nord-ouest de l'Irak (Mossoul, Dohuk, Zakho, Akra, Amadiyya, etc.). Les plus anciens textes kurdes écrits l'ont été en kurmandji. Citons le poète mystique Ahmad Nishanî, surnommé Melayê Djizîrî (v. 1570-1640), son disciple Feqiyê Teyran et Ahmedê Khanî, dont le roman Mem et Zîn l'a rendu aussi célèbre parmi les Kurdes que Ferdowsî chez les Persans.