Ethnologie française N° 4, Octobre 2005
Fermetures. Crises et reprises
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- Nombre de pages173
- PrésentationBroché
- Poids0.475 kg
- Dimensions21,0 cm × 27,0 cm × 1,2 cm
- ISBN2-13-055209-9
- EAN9782130552093
- Date de parution01/10/2005
- ÉditeurPUF
Résumé
Hier, la fermeture des mines, des industries textiles du Nord et des sites des bassins houillers de Lorraine annonçait une crise, le déclin d'activités industrielles, et plus sûrement encore une mutation économique. Aujourd'hui encore, des établissements ferment ou sont délocalisés, dans le secteur privé comme dans le secteur publie : des usines comme Renault, Cellatex, Mossley, Levi's ; les Folies-Bergère ; la bourse au Palais Brongniart ; des hôpitaux comme Boucicaut, Laennec, Broussais, Hôpital européen Georges-Pompidou ; des musées comme le Musée national d'Art d'Afrique et d'Océanie.
Mais que se passe-t-il vraiment quand se ferme un lieu de travail ? C'est ce à quoi cherche à répondre ce numéro, qui vise à mettre en lumière le processus à l'œuvre : accompagner de plans sociaux, occuper les usines, faire la grève, clore par des rituels, des fêtes et des contre-fêtes, écrire et mettre en scène, donner une valeur patrimoniale à ces lieux de vie. Ces actions semblent opérer comme un remède qui fait oublier, se souvenir, sortir du silence, reconstruire son identité.
Paroles et images restent parfois les seules traces après la fermeture des sites qui sont tantôt rachetés, tantôt laissés à l'abandon ou détruits, devenant ainsi les supports du mythe d'un âge d'or. Les fermetures ne sont donc pas uniquement synonymes de disparitions ; elles renvoient aussi à des ouvertures, à des créations : le " nouveau " fait écho à l'" ancien ", le présent s'élabore sur le passé.
Mais que se passe-t-il vraiment quand se ferme un lieu de travail ? C'est ce à quoi cherche à répondre ce numéro, qui vise à mettre en lumière le processus à l'œuvre : accompagner de plans sociaux, occuper les usines, faire la grève, clore par des rituels, des fêtes et des contre-fêtes, écrire et mettre en scène, donner une valeur patrimoniale à ces lieux de vie. Ces actions semblent opérer comme un remède qui fait oublier, se souvenir, sortir du silence, reconstruire son identité.
Paroles et images restent parfois les seules traces après la fermeture des sites qui sont tantôt rachetés, tantôt laissés à l'abandon ou détruits, devenant ainsi les supports du mythe d'un âge d'or. Les fermetures ne sont donc pas uniquement synonymes de disparitions ; elles renvoient aussi à des ouvertures, à des créations : le " nouveau " fait écho à l'" ancien ", le présent s'élabore sur le passé.















