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Critique N° 767, Avril 2011
Historiens et romanciers. Vies réelles, vies rêvées

Par : Philippe Roger, Vincent Debaene, Eric Chevillard, Jean-Pierre Cavaillé
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  • Nombre de pages90
  • PrésentationBroché
  • Poids0.112 kg
  • Dimensions13,4 cm × 21,5 cm × 0,7 cm
  • ISBN978-2-7073-2162-6
  • EAN9782707321626
  • Date de parution07/04/2011
  • ÉditeurMinuit (Les Editions de)

Résumé

On a l’habitude de considérer qu’entre Histoire et Littérature, le divorce est prononcé depuis le XIXe siècle. C’est contre les Belles Lettres que l’Histoire s’est constituée en discipline. Quant à la littérature contemporaine, elle donne souvent l’impression de se détourner du monde et encore plus de l’Histoire. Et pourtant… Jamais peut-être le roman n’a autant louché vers l’Histoire : via l’inusable roman historique, mais aussi sous la forme plus originale des mises en fiction de vies réelles.
Blanche Cerquiglini, à partir de Jean Echenoz et Mathias Enard, pose la question : pourquoi toutes ces « vies rêvées » ? Les historiens, de leur côté, sont nombreux à revenir vers la littérature. Vincent Debaene, jeune « littéraire » installé au carrefour de l’anthropologie (il a coordonné l’édition des Oeuvres de Claude Lévi-Strauss dans la « Bibliothèque de la Pléiade ») analyse un livre important de Dinah Ribard et Judith Lyon-Caen, ainsi qu’une livraison récente des Annales sur histoire et littérature.
Ce chassé-croisé fait revenir des questions que ni la littérature ni l’histoire ne devraient évacuer : celle de la vérité, celle de la « valeur ». La vérité n’est pas seulement affaire d’historiens : c’est le souci central d’un romancier comme Stendhal. Si la littérature « en sait long sur l’homme », comme disait Barthes, ce n’est pas ce savoir qui la constitue : impossible pour elle d’éluder la question de la « valeur ».
Le dernier texte de Barthes porte sur Stendhal et sur le rapport entre Roman et Histoire. La parution en poche du Journal de Stendhal permet à Philippe Roger, spécialiste de Barthes et épris de Stendhal, de revenir sur cette ultime confrontation.
L'ami commun
Charles Dickens
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