Comme dans toute juridiction sans instruction, la procédure d'Israël attachait une importance capitale au serinent : la Loi de Moïse interdisait le faux témoignage et le parjure, et obligeait à s'acquitter de ses serments. Le Christ prescrit de ne pas jurer du tout et généralise le commandement à toute parole : l'interdiction du faux témoignage devient celle du mensonge sous toutes ses formes : flatterie, calomnie, médisance, etc. Plus, le Christ refuse de distinguer deux niveaux de langage, un où l'on s'engagerait réellement et un autre où le mensonge serait possible. Mais ce commandement peut-il être encore respecté ? La vie en société n'implique-t-elle pas des accommodements avec tant de rigueur ?
Comme dans toute juridiction sans instruction, la procédure d'Israël attachait une importance capitale au serinent : la Loi de Moïse interdisait le faux témoignage et le parjure, et obligeait à s'acquitter de ses serments. Le Christ prescrit de ne pas jurer du tout et généralise le commandement à toute parole : l'interdiction du faux témoignage devient celle du mensonge sous toutes ses formes : flatterie, calomnie, médisance, etc. Plus, le Christ refuse de distinguer deux niveaux de langage, un où l'on s'engagerait réellement et un autre où le mensonge serait possible. Mais ce commandement peut-il être encore respecté ? La vie en société n'implique-t-elle pas des accommodements avec tant de rigueur ?