Depuis leur apparition en 1821, les chartistes n'ont cessé d'être des passeurs. Au cours d'un long XXe siècle poursuivi jusqu'à nos jours, de simples auxiliaires pour historiens tels qu'on les envisageait à l'origine, ils sont devenus conservateurs, professeurs, à tous les niveaux du secondaire au supérieur, chercheurs, administrateurs, entrepreneurs ou hommes et femmes de lettres. Dans ces divers emplois et fonctions, parfois successifs ou contemporains, ils ont attaché le nom de leur Ecole à la notion de patrimoine.
Toutes les disciplines qu'on y a enseignées et que l'on y enseigne encore, ces sciences historiques de la langue, du droit, des textes, des monuments ou des images, fortement ancrées dans la matérialité de leurs objets, ont trouvé dans cet immense défi des applications à la fois fidèles et infidèles dans les domaines et les espaces les plus divers. Car le legs intellectuel des Chartes n'est pas tout entier contenu dans les murs de l'Ecole ; son ouverture au monde a épousé une globalisation des échanges scientifiques qui s'est intensifiée dans le deuxième siècle de son existence.
Depuis leur apparition en 1821, les chartistes n'ont cessé d'être des passeurs. Au cours d'un long XXe siècle poursuivi jusqu'à nos jours, de simples auxiliaires pour historiens tels qu'on les envisageait à l'origine, ils sont devenus conservateurs, professeurs, à tous les niveaux du secondaire au supérieur, chercheurs, administrateurs, entrepreneurs ou hommes et femmes de lettres. Dans ces divers emplois et fonctions, parfois successifs ou contemporains, ils ont attaché le nom de leur Ecole à la notion de patrimoine.
Toutes les disciplines qu'on y a enseignées et que l'on y enseigne encore, ces sciences historiques de la langue, du droit, des textes, des monuments ou des images, fortement ancrées dans la matérialité de leurs objets, ont trouvé dans cet immense défi des applications à la fois fidèles et infidèles dans les domaines et les espaces les plus divers. Car le legs intellectuel des Chartes n'est pas tout entier contenu dans les murs de l'Ecole ; son ouverture au monde a épousé une globalisation des échanges scientifiques qui s'est intensifiée dans le deuxième siècle de son existence.