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Les dernières notes et avis
Notes et avis 1 à 8 sur un total de 120
(Dé)rangée Tome 1
Avis posté le 10/06/2023
Sa petite voix
Frais, divertissant, attachant et rempli d'aphorismes dignes des citations de papillotes, mais n'est-ce pas dans la simplicité que la complexité se détricote ?
Il faut toujours écouter sa petite voix et dévorer cette bd

Le parfum des poires anciennes
Avis posté le 24/05/2023
Un délice printanier
Le parfum des poires anciennes est semblable à la brise printanière : douce, parfumée et remplie des promesses du renouveau, de la vie.
C'est le sentiment qui se dégage à la lecture de cette belle histoire, celle de ces femmes que deux générations séparent, marquées par des blessures qui les ont emmurées dans le silence. De leur rencontre fortuite, tout pourrait renaître.
A ne pas louper, cette voisine âgée à vélo qui apparaîssant régulièrement dans le récit cimente la rédemption.

De minuit à minuit
Avis posté le 05/02/2023
Un cri pour ne pas être effacé
Un cri, un hurlement qui saute à la gorge dès la première ligne lue et relue.
Le cri d'une mère à qui l'on arrache son enfant, car "indigne d'aimer".
Le cri avalé d'une femme souffrant au plus profond de sa chair, broyée par une machine, un système aveugle.
Un roman, une poésie d'une rare beauté

La doublure
Avis posté le 29/09/2022
Un livre entêtant et abouti
Redoutable mécanique dans ce nouveau roman de Mélissa Da Costa, tout commence comme dans ses autres livres par une nécessité pour le personnage principal de changer de vie.
La comparaison s'arrête là car tout va bousculer dans un combat profondément féministe, sur la lutte originel que se livre Eve et Lilith, de l'emprise de l'une sur l'autre se confondant dans l'identité d'une doublure.
Ayant choisi de se mettre professionnellement en danger, en écrivant un livre radicalement différent de ce sur quoi c'est bâti son lectorat, Mélissa Da Costa livre un roman noir réussi, brillant, entêtant, distillant des nuances sur la notion identitaire.
Érudit, le choix d'une inspiration du romantisme baroque du XIXe permet la satisfaction de redécouvrir une période littéraire ("le moine" de Lewis) et une peinture sombre, comme celle de John Collier.

Attaquer la terre et le soleil
Avis posté le 13/09/2022
Attaquer la terre
Dans l'Algérie du XIXe siècle, Mathieu Belezi va donner voix et existence à une femme française désabusée ayant suivi son mari et un soldat cynique pour dresser un tableau des origines de la colonisation.
Un style sobre, épuré, minéral afin de décrire la brutalité et l'absurdité de cette appropriation que ni la terre ni ses habitants ne veulent et que les colons subissent.
Un livre marquant et entêtant.

L'homme peuplé
Avis posté le 01/09/2022
Du grand Bouysse
En panne d'inspiration, un romancier achète sur un coup de tête une maison dans une France rurale dans laquelle secrets et histoires familiales forment une chape de silence et de crainte.
Sa maison va se révéler l'épicentre des non-dits du drame honni.
Lentement, au fil des rencontres, Harry, cet écrivain citadin va s'approcher de ces vérités que tout le village se refuse de se confronter.
Franck Bouysse nous livre une histoire émouvante sur le poids du silence et manie avec talent les éléments pour asseoir son récit, faisant de la neige et de la brume les partenaires des taiseux de cette commune.

Les enfants endormis
Avis posté le 01/09/2022
Le déni
Les enfants endormis est le récit autobiographique du naufrage d'une famille face à la maladie, une maladie qui prit naissance dans les années 80.
A la recherche d'une vérité que toute sa famille a caché et que lui-même a oublié dans un tiroir de mémoire, Anthony PASSERON alterne le récit familial et l'enquête journalistique sur la découverte de ce virus
Touchant, poignant, dérangeant et humaniste, ce livre confronte des générations entières face à ce gigantesque déni que fût et qui est la gestion du SIDA.

Zizi Cabane
Avis posté le 23/08/2022
Le récit de l'apaisement
Zizi cabane est le récit de l'absence, de celui d'une mère Odile et du désarroi de sa famille.
Odile restera pour le lecteur le capitaine de ce récit et sera dans l'ombre, incapable d'agir sur le destin de ses proches, devenue émanation de la Terre-mère.
Dans la lignée d' "Elise sur les chemins", Bérangère Cournut continue sa quête de la construction du soi sur l'absence de l'être cher, du guide. Elle le fait en l'inscrivant dans un plus grand tout, celui de la nature, de la vie. Son écriture emprunte tour à tour les caractéristiques des quatre éléments.
Un roman qui laisse apaisé, la lecture finie et nous laisse longtemps après présent aux côtés de ces personnages si attachants