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Les dernières notes et avis
Notes et avis 1 à 5 sur un total de 5
L'amertume du pamplemousse
Avis posté le 03/01/2023
Du polar lyonnais efficace
J’use jusqu’à la trame un tuyau donné par Florence Schneider pour compléter le rayon « ça se passe à Lyon » de la bibliothèque. Mille mercis à elle !
Voici donc « L’amertume du pamplemousse » de Jean-pierre Chiron.
Un polar court, plutôt psychologique.
Julien Berthod, clerc de notaire dans une étude prestigieuse, fait la connaissance de Camille Deflandre lors d’un rendez-vous pour une succession suite au décès son père. Il l’avait déjà remarquée à l’enterrement, car le truc de Julien, c’est les enterrements. Contre toute attente, il séduira et épousera la belle, entrant dès lors dans un milieu social qui lui était jusque là interdit.
L’idylle semble bien partie, mais les morts accidentelles s’accumulent dans la famille. C’est justement cette accumulation qui mettra la puce au notaire qui en fera part à la capitaine Lou Grimaud.
L’enquête démarre, compliquée par l’absence de preuves, d’indices et de mobiles.
La traque durera jusqu’au dénouement dramatique dans lequel on comprendra pourquoi le pamplemousse était effectivement amère.
C’est bien construit, il y a du rebondissement, ça se lit avec plaisir.
Je soupçonne l’auteur d’être féru de football local, tous les personnages sans exception portent le patronyme d’un ancien joueur de l’OL.
Il semblerait que Jean-pierre Chiron ait commis d’autres aventures de Lou Grimaud à Lyon, ce qui n’est pas fait pour me contrarier. Tant qu’il y a du gibier, la chasse continue !

Le bal des pendues & les caprices de l'arbitraire. Deux enquêtes de Lou Grimaud
Avis posté le 03/01/2023
Double plaisir lyonnais
Je reprends ma quête de forçat, à savoir agrandir la section « ça se passe à Lyon » de la bibliothèque.
Et j’attaque lancé comme un frelon en faisant coup double avec deux romans dans le même bouquin, « Le bal des pendues » et « Les caprices de l’arbitraire » de Jean-pierre Chiron.
Deux enquêtes de la capitaine Grimaud, efficace et sans fards ni casseroles exagérées comme c’est souvent le cas, que je retrouve avec plaisir ainsi que son groupe de la PJ.
Deux romans courts, donc menés au pas de course, pas le temps de niaiser, et c’est somme toute logique puisque les deux intrigues reposent sur une course contre la montre pour arrêter un, une ou des tueur(s) en série.
Dans « Le bal des pendues », la mise en scène des crimes est sordide, les victimes, des femmes, sont pendues par les pieds et égorgées comme avant l’Aïd. Avec pour chacune, la présence d’un message énigmatique. La progression tient dans l’âge des cibles, de plus en plus jeunes. Et les indices quasiment nuls. Le groupe Grimaud va devoir se sortir les doigts pour arrêter le monstre avant qu’il s’en prenne à une petite fille. Une histoire haletante entre le cossu quartier de la Tête d’Or, le troisième et le huitième arrondissement. Bonus culturel, il y est question d'Arthur Rimbaud. Bonne pioche.
Pour « Les caprices de l’arbitraire », c’est encore plus complexe. Le tueur n’obéit à aucune logique. Le lieu, le sexe de la victime, la méthode, aucun point commun entre les crimes. Choix arbitraire comme le précise le titre. Il va falloir une petite erreur du salopard pour mettre Grimaud sur une piste. Sera-t-elle suffisante pour mettre fin à l’hécatombe ? Les morts s’enchaînent dans cet opus rythmé, de la Croix-Rousse au Vieux Lyon, en passant par le huitième arrondissement, jusqu’au final dans lequel il ne faudra pas avoir le vertige. Re bonne pioche.
Un bon moment de lecture, et pour les amoureux de l’Olympique Lyonnais, on sourit à chaque nouveau personnage, qui porte systématiquement le nom d’un ancien joueur, récents ou d’un lointain passé, bons footballeurs ou brêle illustre. Il y en a que j’avais oublié. J’attends le prochain Grimaud, en imaginant un Zago comme truand, un Ferri (le gaulois) comme boucher, un Laville en CRS, un Priou comme déménageur, un Di Nallo comme patron mafieux, etc….

Le blues du grillon
Avis posté le 03/01/2023
Très bon polar lyonnais
Au menu du jour « Le blues du grillon » de Jean-pierre Chiron.
Un nouvel opus des enquêtes en Rhône et Saône de la capitaine Lou Grimaud.
Un polar court, mais comme le lyonnais est généreux par nature, deux intrigues pour le même prix.
Une série de meurtres en quelques mois. La perspicacité des poulets établira que les victimes formaient une bande au lycée quinze ans plus tôt. Qu’ont-ils fait à cette époque pour que quelqu’un en vienne à les éliminer après tant d’année. Il est vrai que la vengeance est un plat qui se mange froid.
L’autre touche directement Lou Grimaud puisqu’elle découvre que sa fille est prise dans l’engrenage mortifère de l’endoctrinement islamiste, envoutée par des recruteurs pour le Djihad.
Elle aura donc fort à faire, de la place Sathonay à Confluence, de Perrache à Francheville.
Le format court présente l’avantage qu’il oblige l’auteur à aller directement à l’essentiel, sans temps mort et sans s’embarrasser de descriptions complexes. C’est très bien maîtrisé et la fluidité de l’écriture rend l’ensemble agréable à lire.
Etant donné les noms des personnages (Violeau, Chauveau, Carrière, Depay, Morel…), j’ai cru un moment lire ce polar depuis la tribune Jean Bouin.
Un bon moment de lecture et des pensées nostalgiques de mes premiers souvenirs footballistiques.

Les gifles du sel
Avis posté le 03/01/2023
Passionnant comme un bon match
Lu hier. Le 8 Décembre, fêtes des Lumières. Traditionaliste et chauvin jusqu’à l’hystérie, ce jour béni, je ne lis que du lyonnais.
Moyennant quoi, à la lueur des lumignons, l’œuvre en question était « Les gifles du sel » de Jean-pierre Chiron.
Une nouvelle enquête de la capitaine Lou Grimaud.
Un match de son équipe contre un caïd et ses sbires.
OL (Officiers Lyonnais) Grimaud : Chauveau, Violeau, Ravier, Génésio.
ASSE (Association Sportive Sans Empathie) : Lopes, Mammana, Benzia, Koné.
2ème : Les racailles abattent un pompier OL 0 ASSE 1
15ème : Lopes est identifié sur les caméras de surveillance et interpellé OL 1 ASSE 1
22ème : Pas d’aveux et avocats véreux, la racaille est libérée et prend le maquis OL 1 ASSE 2
33ème : Lopes est de retour et est logé et surveillé OL 2 ASSE 2
Mi temps.
A la reprise, Traoré, après un difficile transfert depuis la Somalie, entre en jeu pour l’OL
47ème : Grimaud, en bonne capitaine, endort la méfiance de Lopes et en profite pour lui soutirer des infos sur son trafic et ses rivalités avec les Albanais, qui jouent dans la même division. OL 3 ASSE 2
55ème : Pendant un temps faible de l’OL, Lopes et ses portes flingues dézinguent les albanais. Dans la confusion, Traoré écrase Koné. OL 3 ASSE 3
72ème : Grimaud part à l’assaut, se fait canarder et Lopes s’enfuit à nouveau. OL 3 ASSE 4
80ème : Lopes venge son second en tentant d’abattre Traoré. En Vain. Carton jaune. OL 4 ASSE 4
90 +4ème : Lopes, plus lucide du tout, refait une tentative d’assassinat sur Traoré. Grimaud avait anticipé. Carton rouge. Péno.
Score final : OL 5 ASSE 4
Un beau match, rythmé, agréable à suivre. Joueurs inspirés, techniques du côté lyonnais, rugueux en face.
Terrain bon, météo correcte.
Vivement la prochaine journée, et souhaitons pour l’auteur à guichets fermés.

Subtile rancoeur
Avis posté le 03/01/2023
Un polar efficace
Ben voilà. 2022 se termine. Commencée par du lyonnais, et terminée pareille. Le chauvinisme est un défaut que je revendique.
Moyennant quoi, c’est avec « Subtile rancœur » de Jean-pierre Chiron que je boucle.
Attaqué la nuit de Noël, précisément au moment où démarre l’action.
Steve et Younes, deux racailles désœuvrées, passent leurs nuits à incendier des bagnoles entre le Lyon 3 mal famé et Villeurbanne. Et filmer leurs exploits, seuls faits d’armes sur les réseaux de leur minable existence.
Mais en ce 24 décembre, dans la voiture qu’ils incendient, se trouve un bébé.
La capitaine Lou Grimaud va être sur le coup.
Pas de témoin, où ceux qui en savent un peu plus ne parlent pas aux flics.
Si les feux de voitures font partie du quotidien dans ces quartiers sensibles, la BAC tient encore une paix relative. Mais quand des exécutions à l’arme de poing viennent s’ajouter à ça, alors l’embrasement n’est plus très loin.
Vengeance, règlements de compte, on le saura à la fin tragique de ce court polar.
L’auteur connaît bien sa ville et les ficelles du roman policier. C’est court mais efficace, l’action uniquement. Les apartés sur la vie privée des personnages sont restreints et la plupart du temps servent à l’intrigue.
Pour la forme, le découpage peut surprendre. Des paragraphes courts, sans forcément de continuité, mais tous dans le sens du déroulement du roman. Mais si ça déroute au départ, ça fonctionne plutôt bien.
Je termine donc mes lectures 2022 sur cette bonne impression.
Pour avoir rencontré l’auteur, un échange sympathique, je me permets de le taquiner un peu.
Jean-pierre, je suis un lecteur attentif pour pas dire méticuleux. Même après le mot « fin », je lis tout. Sur ta playlist, tu as mis Souchon. Sa Chanson, c’est « le baiser », pas « la baiser ». L’objectif envers la dame est un peu différent.
