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Les dernières notes et avis
Notes et avis 1 à 8 sur un total de 42
Les mains vides
Avis posté le 2019-06-11
Pieuvre à l'italienne
C’est avec jubilation que l’on retrouve le commissaire Soneri pour une nouvelle enquête, au cœur d’une Parme moite et suffocante. Et c’est d’abord cela qui frappe chez Varesi (comme dans Le fleuve des brumes), ces descriptions enfiévrées de la ville au cœur de l’été, les ventilateurs qui tournent à plein régime, comme pour balayer les états d’âme de ces flics au bout du rouleau… On se laisse transporter par l’ambiance, donc, par ce rythme langoureux dans l’écriture comme dans le récit, et surtout par des dialogues formidables, qui font tout le sel de ces Mains vides.
Soneri est aux prises avec une double enquête : d’une part, le meurtre d’un commerçant a priori, sans histoires, qui l’amène bien vite à Gerlanda, un usurier avide aux méthodes détestables, qui cache en fait une supercherie bien plus étendue. D’autre part, le pauvre Gondo, dont le vol de l’accordéon se révèle être plus qu’une coïncidence…
On a un vrai plaisir à voir le pauvre Soneri se dépatouiller dans ces enquêtes, mais dont le flair infaillible le fera mettre à jour une vérité tristement contemporaine.
C’est avec jubilation que l’on retrouve le commissaire Soneri pour une nouvelle enquête, au cœur d’une Parme moite et suffocante. Et c’est d’abord cela qui frappe chez Varesi (comme dans Le fleuve des brumes), ces descriptions enfiévrées de la ville au cœur de l’été, les ventilateurs qui tournent à plein régime, comme pour balayer les états d’âme de ces flics au bout du rouleau… On se laisse transporter par l’ambiance, donc, par ce rythme langoureux dans l’écriture comme dans le récit, et surtout par des dialogues formidables, qui font tout le sel de ces Mains vides.
Soneri est aux prises avec une double enquête : d’une part, le meurtre d’un commerçant a priori, sans histoires, qui l’amène bien vite à Gerlanda, un usurier avide aux méthodes détestables, qui cache en fait une supercherie bien plus étendue. D’autre part, le pauvre Gondo, dont le vol de l’accordéon se révèle être plus qu’une coïncidence…
On a un vrai plaisir à voir le pauvre Soneri se dépatouiller dans ces enquêtes, mais dont le flair infaillible le fera mettre à jour une vérité tristement contemporaine.

Les furtifs
Avis posté le 2019-06-11
Dystopie au top
Quinze ans ! Autant dire qu’on l’attendais, le nouveau roman d’Alain Damasio, et force est de constater que l’on a pas attendu pour rien., loin de là.
Si l’essai avait déjà été magistralement transformé avec La horde du Contrevent, tant au niveau du langage utilisé (malmené ?) que dans les subtilités scénaristiques, on ne peut que constater que Les furtifs est un livre peut-être encore plus abouti sur certains points, ou tout du moins plus contemporain.
Nous voilà dans une société dystopique assez crédible, où les villes sont rachetées par des multinationales, et où les humains possèdent tous une bague qui leur impose une surveillance constante. Dans ce maelstrom, on fait la connaissance de Lorca, à la recherche désespérée de sa fille, persuadé qu’elle a été enlevée par des « furtifs », des formes de vie invisibles à l’œil nu.
A mes yeux, Damasio est un auteur unique en son genre car sa littérature, ardue et engagée, essore littéralement la langue française, il la tord et la distend tel un démiurge pour faire virevolter les mots et les symboles. Cela fait tourner la tête, cela dérange parfois, mais cela ne peut, et ne doit pas laisser indifférent.
Un diamant brut, qui valait bien 15 ans d’attente !
Quinze ans ! Autant dire qu’on l’attendais, le nouveau roman d’Alain Damasio, et force est de constater que l’on a pas attendu pour rien., loin de là.
Si l’essai avait déjà été magistralement transformé avec La horde du Contrevent, tant au niveau du langage utilisé (malmené ?) que dans les subtilités scénaristiques, on ne peut que constater que Les furtifs est un livre peut-être encore plus abouti sur certains points, ou tout du moins plus contemporain.
Nous voilà dans une société dystopique assez crédible, où les villes sont rachetées par des multinationales, et où les humains possèdent tous une bague qui leur impose une surveillance constante. Dans ce maelstrom, on fait la connaissance de Lorca, à la recherche désespérée de sa fille, persuadé qu’elle a été enlevée par des « furtifs », des formes de vie invisibles à l’œil nu.
A mes yeux, Damasio est un auteur unique en son genre car sa littérature, ardue et engagée, essore littéralement la langue française, il la tord et la distend tel un démiurge pour faire virevolter les mots et les symboles. Cela fait tourner la tête, cela dérange parfois, mais cela ne peut, et ne doit pas laisser indifférent.
Un diamant brut, qui valait bien 15 ans d’attente !

Le chant de l'assassin
Avis posté le 2019-06-11
Le meilleur ?
Une excellente surprise, de la part d’un auteur monumental. Moi qui avait adoré Seul le silence, j’ai retrouvé, avec ce Chant de l’assassin, le même bonheur intense à la lecture, la même envie frénétique de connaître la fin de l’histoire… Ce qui est vraiment génial et réussi, chez Ellory, ce sont toujours ses personnages, et quels personnages, ici ! Dans les années 70, Henry et Evan, compagnons de cellule, se séparent : Evan, condamné à perpétuité, donne à Henry une lettre pour sa fille Sarah, qu'il n'a jamais connu, et demande à Henry de la retrouver, et de la lui donner. Mais la tâche se révèle ardue car Carson, le frère de Evan et shérif de la ville, ne voit pas ces démarches d’un très bon œil… Évidemment, les 2 frères ont un secret bien enfoui, et c’est en alternant le passé et le présent, et à travers une construction impecablement travaillée, que l’auteur nous amène au dénouement. Peut-être le meilleur Ellory ?
Une excellente surprise, de la part d’un auteur monumental. Moi qui avait adoré Seul le silence, j’ai retrouvé, avec ce Chant de l’assassin, le même bonheur intense à la lecture, la même envie frénétique de connaître la fin de l’histoire… Ce qui est vraiment génial et réussi, chez Ellory, ce sont toujours ses personnages, et quels personnages, ici ! Dans les années 70, Henry et Evan, compagnons de cellule, se séparent : Evan, condamné à perpétuité, donne à Henry une lettre pour sa fille Sarah, qu'il n'a jamais connu, et demande à Henry de la retrouver, et de la lui donner. Mais la tâche se révèle ardue car Carson, le frère de Evan et shérif de la ville, ne voit pas ces démarches d’un très bon œil… Évidemment, les 2 frères ont un secret bien enfoui, et c’est en alternant le passé et le présent, et à travers une construction impecablement travaillée, que l’auteur nous amène au dénouement. Peut-être le meilleur Ellory ?

Une enquête du commissaire aux morts étranges
Le Moine et le Singe-roi
Le Moine et le Singe-roi
Avis posté le 2019-03-15
Versailles mortel !
O. Barde-cabuçon nous entraine dans une nouvelle enquête, menée par le Chevalier de Volnay, alias le Commissaire aux morts étranges, et son fidèle acolyte de moine. Les jardins d'un Versailles en décrépitude sont témoin d'un meurtre défiant toute logique au cœur de son labyrinthe. Et l'enquête s'annonce particulièrement retorse aux vues des 3 principaux suspects.
Outre une intrigue, comme l'auteur en a la maitrise, solidement ficelée, c'est aussi la vision de l'époque qu'il retransmet à merveille : Versailles n'est plus que la parodie d'elle-même, et l'ambiance délétère de cette fin de règne est impeccablement représentée. Les personnages sont solides et crédibles, alors que les premières fissures de l'autorité royale commencent à poindre...
O. Barde-cabuçon nous entraine dans une nouvelle enquête, menée par le Chevalier de Volnay, alias le Commissaire aux morts étranges, et son fidèle acolyte de moine. Les jardins d'un Versailles en décrépitude sont témoin d'un meurtre défiant toute logique au cœur de son labyrinthe. Et l'enquête s'annonce particulièrement retorse aux vues des 3 principaux suspects.
Outre une intrigue, comme l'auteur en a la maitrise, solidement ficelée, c'est aussi la vision de l'époque qu'il retransmet à merveille : Versailles n'est plus que la parodie d'elle-même, et l'ambiance délétère de cette fin de règne est impeccablement représentée. Les personnages sont solides et crédibles, alors que les premières fissures de l'autorité royale commencent à poindre...

J'irai tuer pour vous
Avis posté le 2019-02-16
J'irai tuer pour vous
Belle surprise venue de cet auteur français, qui nous livre un peu plus qu'un très bon roman d'espionnage. Marc Masson est un ancien soldat, désormais livré à lui-même. La classe politique française, en émoi lors de cette année 1980, va alors l'embaucher comme « agent secret », où plutôt en tant qu'extension invisible du pouvoir politique de la France. L'auteur nous fait partager à merveille les sentiments de son héros, et on ne peut que témoigner du respect face à ces métiers de l'ombre. Il est à noter que l'auteur s'est inspiré de faits réels et de témoignages venus d'anciens de la DGSE, ajoutant une dose non négligeable de crédibilité à cet ouvrage.
Belle surprise venue de cet auteur français, qui nous livre un peu plus qu'un très bon roman d'espionnage. Marc Masson est un ancien soldat, désormais livré à lui-même. La classe politique française, en émoi lors de cette année 1980, va alors l'embaucher comme « agent secret », où plutôt en tant qu'extension invisible du pouvoir politique de la France. L'auteur nous fait partager à merveille les sentiments de son héros, et on ne peut que témoigner du respect face à ces métiers de l'ombre. Il est à noter que l'auteur s'est inspiré de faits réels et de témoignages venus d'anciens de la DGSE, ajoutant une dose non négligeable de crédibilité à cet ouvrage.

Les ronces
Avis posté le 2019-02-16
6 étoiles !
On connaît déjà Cécile Coulon pour sa belle œuvre littéraire en prose, mais sa première incursion sur le territoire de la poésie est couronnée de succès (elle à obtenu le prix Apollinaire pour cet ouvrage). Les poèmes de l'auteure fonctionnent un peu comme des bombes à retardement, avec un début déroutant, puis on se laisse doucement porter par la musique des mots qui s’enchaînent et de l'histoire qui se déroule, nous amenant à une chute toujours vertigineuse. Ce livre, en plus de nous faire emprunter une montagne russe de sentiments, nous rappelle à quel point la poésie fait, et à toujours fait partie intégrante de nos vies, de notre quotidien.
On connaît déjà Cécile Coulon pour sa belle œuvre littéraire en prose, mais sa première incursion sur le territoire de la poésie est couronnée de succès (elle à obtenu le prix Apollinaire pour cet ouvrage). Les poèmes de l'auteure fonctionnent un peu comme des bombes à retardement, avec un début déroutant, puis on se laisse doucement porter par la musique des mots qui s’enchaînent et de l'histoire qui se déroule, nous amenant à une chute toujours vertigineuse. Ce livre, en plus de nous faire emprunter une montagne russe de sentiments, nous rappelle à quel point la poésie fait, et à toujours fait partie intégrante de nos vies, de notre quotidien.

Saltimbanques
Avis posté le 2019-02-16
Un premier roman réussi
Un premier roman, venu des éditions Françoise Hamy en cette rentrée de janvier.
F. Pieretti nous raconte l'histoire bouleversante de Nathan, ayant quitté le sud de la France et le domicile familial pour Paris. Un jour, Nathan apprend la mort de son frère Gabriel, 18 ans, sur une route proche de chez ses parents.
Ce roman n'est pas celui de la peine ou du remord, mais celui du retour aux origines, et surtout de la formidable empathie que l'on ressent pour ce personnage qui essaye de reconnaître son frère à travers ses proches amis. Ce sont eux, les saltimbanques, qui sont finalement au centre de ce livre : ils symbolisent la vie, et seront la rédemption de Nathan.
Un premier roman, venu des éditions Françoise Hamy en cette rentrée de janvier.
F. Pieretti nous raconte l'histoire bouleversante de Nathan, ayant quitté le sud de la France et le domicile familial pour Paris. Un jour, Nathan apprend la mort de son frère Gabriel, 18 ans, sur une route proche de chez ses parents.
Ce roman n'est pas celui de la peine ou du remord, mais celui du retour aux origines, et surtout de la formidable empathie que l'on ressent pour ce personnage qui essaye de reconnaître son frère à travers ses proches amis. Ce sont eux, les saltimbanques, qui sont finalement au centre de ce livre : ils symbolisent la vie, et seront la rédemption de Nathan.