Né à Santa Monica en 1950, Steve Erickson, ronranciee et essayiste, est traduit dans une dizaine de langues. Outre ses contributions à diverses revues et magazines (Rolling Stone, Bookkforum, Conjunctions, The New York Times Magazine...) il est actuellement critique de cinéma pour le Los Angeles Magazine et rédacteur en chef de la revue Black Clock. Egalement professeur de création littéraire au California Institute of the Arts, il vit près de L.A., dans le Topanga Canyon, avec sa femme, Lori Precious, et son fils. Trois de ses livres ont déjà été publiés en France.
Zéroville - Occasion
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- Nombre de pages363
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.34 kg
- Dimensions11,6 cm × 21,7 cm × 2,6 cm
- ISBN978-2-7427-9110-1
- EAN9782742791101
- Date de parution05/05/2010
- CollectionLettres anglo-américaines
- ÉditeurActes Sud
- TraducteurClément Baude
Résumé
Par une après-midi d'août 1969, un homme dont le crâne rasé arbore un tatouage représentant Elizabeth Taylor et Montgomery Clift dans une scène du film de George Stevens, Une place au soleil, descend de son Greyhound, pour poser enfin un pied tremblant d'émotion sur le légendaire Hollywood Boulevard. Mais, ce premier moment d'extase cinéphilique passé, Jerome Vikar va, dans une douleur grandissante, prendre conscience que nul, au royaume du cinéma, ne manifeste plus la vénération attendue pour un septième art en train de basculer sans rémission dans l'ère du grand commerce. Découvrant bientôt que drogue, sexe & rock'n'roll ont fait main basse sur la ville avec la répugnante complicité d'une génération renégate et inculte, Vikar en véritable "Candide à Hollywood" affronte et la désillusion et la violence environnante avec les armes d'un anticonformisme radical et inintelligible pour le commun des mortels hollywoodiens. Avec ce "ciné-autiste" contestataire, loufoque et mélancolique, obsédé par la figure d'un Dieu qui tue ses enfants telle que son inquiétant pasteur de père l'a jadis incarnée, adepte d'une sexualité si possible périphérique mais d'un langage-vérité, et animé d'une intransigeance esthétique qui fait de lui un déconcertant monteur de génie, Steve Erickson crée un personnage aussi subversif qu'attachant. Et rend un superbe hommage à un cinéma qui nous rêve bien plus encore que nous ne rêvons de lui.





