Gaétan Zampa, dit "Tany", le dernier grand "parrain" est né à Marseille le 18 mars 1933, mais il n'a été déclaré à l'état civil que le 1er avril 1933. En effet, son père, très superstitieux craint la légende napolitaine qui diabolise le mois de mars, "le mois des fous" : à peine né et déjà en cavale, jamais Gaétan Zampa ne pourra se défaire de cette malédiction. Au fil des années, la notoriété de Zampa le voyou grandit au sein de la pègre.
Avec son équipe de choc, Tany Zampa va prélever la dîme, le "pizzo", dans les cabarets, bordels, casinos clandestins. En contrepartie, Tany assure la tranquillité des tauliers et marque son territoire. Sa réputation arrive aux portes de la mairie. Gaston Defferre a les plus grandes difficultés à maîtriser les grévistes du port autonome et, prisonnier de la foule en colère dans ses locaux du Provençal, il appelle à la rescousse Zampa et ses "Siciliens".
Le caïd, armes à la main, va le tirer de ce mauvais pas. S'en suivra des liens troubles avec le pouvoir politique et une vie émaillée de règlements de comptes et d'épisodes sanglants. Zampa ne tarde pas à s'opposer aux maîtres du milieu, les Guérini. Ensuite, ce sera l'interminable guerre contre Francis "Le Belge". Puis un différend va mettre aux prises Tany à Jacques Imbert, dit "Le Mat", qui était jusque-là un de ses plus fidèles alliés et sera laissé pour mort : c'est l'épisode qui a inspiré le livre de F-O.Giesbert, l'Immortel.
Autre épisode dont la fiction s'empare en 2014 (la French avec Jean Dujardin) : en 1975, le jeune juge Michel part seul en croisade contre Gaëtan Zampa, devenu parrain intouchable. Son meurtre en octobre 1981 finit par exaspérer les autorités : traduit devant le tribunal correctionnel de Marseille, Tany Zampa sombre dans la dépression. Il ne supporte pas l'incarcération de sa femme et de ses proches.
Est-il vraiment malade ou joue-t-il les fous pour se faire hospitaliser et s'évader ? Il sera retrouvé pendu dans sa cellule en août 1984.
Gaétan Zampa, dit "Tany", le dernier grand "parrain" est né à Marseille le 18 mars 1933, mais il n'a été déclaré à l'état civil que le 1er avril 1933. En effet, son père, très superstitieux craint la légende napolitaine qui diabolise le mois de mars, "le mois des fous" : à peine né et déjà en cavale, jamais Gaétan Zampa ne pourra se défaire de cette malédiction. Au fil des années, la notoriété de Zampa le voyou grandit au sein de la pègre.
Avec son équipe de choc, Tany Zampa va prélever la dîme, le "pizzo", dans les cabarets, bordels, casinos clandestins. En contrepartie, Tany assure la tranquillité des tauliers et marque son territoire. Sa réputation arrive aux portes de la mairie. Gaston Defferre a les plus grandes difficultés à maîtriser les grévistes du port autonome et, prisonnier de la foule en colère dans ses locaux du Provençal, il appelle à la rescousse Zampa et ses "Siciliens".
Le caïd, armes à la main, va le tirer de ce mauvais pas. S'en suivra des liens troubles avec le pouvoir politique et une vie émaillée de règlements de comptes et d'épisodes sanglants. Zampa ne tarde pas à s'opposer aux maîtres du milieu, les Guérini. Ensuite, ce sera l'interminable guerre contre Francis "Le Belge". Puis un différend va mettre aux prises Tany à Jacques Imbert, dit "Le Mat", qui était jusque-là un de ses plus fidèles alliés et sera laissé pour mort : c'est l'épisode qui a inspiré le livre de F-O.Giesbert, l'Immortel.
Autre épisode dont la fiction s'empare en 2014 (la French avec Jean Dujardin) : en 1975, le jeune juge Michel part seul en croisade contre Gaëtan Zampa, devenu parrain intouchable. Son meurtre en octobre 1981 finit par exaspérer les autorités : traduit devant le tribunal correctionnel de Marseille, Tany Zampa sombre dans la dépression. Il ne supporte pas l'incarcération de sa femme et de ses proches.
Est-il vraiment malade ou joue-t-il les fous pour se faire hospitaliser et s'évader ? Il sera retrouvé pendu dans sa cellule en août 1984.