Bruce ALBERT travaille aux côtés des Yanomami du Brésil depuis 1975. Davi Kopenawa est le porte-parole historique de son peuple. Ils sont les auteurs de La Chute du ciel. Paroles d'un chaman yanomami (Plon, "Terre humaine", 2010, rééd. Pocket, "Terre humaine poche", 2014). La plupart des textes de cet ouvrage ont été rédigés à l'occasion d'un dialogue d'une vingtaine d'années entre chamans et artistes yanonmmi, artistes et scientifiques internationaux, sous l'égide de La Fondation Cartier pour l'art contemporain.
Yanomami, l'esprit de la forêt
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- Nombre de pages240
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.305 kg
- Dimensions11,4 cm × 21,7 cm × 1,8 cm
- ISBN978-2-330-16339-6
- EAN9782330163396
- Date de parution13/04/2022
- CollectionVoix de la Terre
- ÉditeurActes Sud
- PréfacierEmanuele Coccia
Résumé
Ce livre propose une introduction à la pensée - au regard et à l'écoute - des chamans yanonami du Nord du Brésil, traducteurs émérites de la prodigieuse diversité des habitants - humains et non humains, visibles ou non - de la forêt amazonienne. A partir d'une mosaïque de textes de Davi Kopenawa, chaman yanomami, et de Bruce Albert, anthropologue français, liés par une amitié de près d'un demi-siècle, ce recueil s'efforce de faire entendre la polyphonie des voix issues d'urihi a, la "terre-forêt-monde".
A l'encontre de notre propre cosmologie, aucun "grand partage", ici, entre des "Humains", retranchés dans leur superbe conquérante, et une "Nature" périphérique tenue pour le décor subalterne de leur hybris prédatrice (ou de kur nostalgie repentante). Lurihi a des chamans yanomami ouvre à la pensée l'architecture d'un vaste multivers aux frontières identitaires mouvantes et au sein duquel tous les peuples du vivant (et au-delà) font société et savent, en dépit de leurs apparentes différences, cohabiter et commercer en bonne intelligence.
Un enseignement on ne peut plus salutaire en ces temps d'acharnement suicidaire dans la destruction massive de la biodiversité et de la diversité des peuples.
A l'encontre de notre propre cosmologie, aucun "grand partage", ici, entre des "Humains", retranchés dans leur superbe conquérante, et une "Nature" périphérique tenue pour le décor subalterne de leur hybris prédatrice (ou de kur nostalgie repentante). Lurihi a des chamans yanomami ouvre à la pensée l'architecture d'un vaste multivers aux frontières identitaires mouvantes et au sein duquel tous les peuples du vivant (et au-delà) font société et savent, en dépit de leurs apparentes différences, cohabiter et commercer en bonne intelligence.
Un enseignement on ne peut plus salutaire en ces temps d'acharnement suicidaire dans la destruction massive de la biodiversité et de la diversité des peuples.







