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Voyage d'un peintre autour du Mont-Blanc

Par : Eric Alibert
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  • Nombre de pages142
  • PrésentationRelié
  • Poids1.24 kg
  • Dimensions30,5 cm × 24,5 cm × 2,0 cm
  • ISBN978-2-8321-0462-0
  • EAN9782832104620
  • Date de parution02/11/2011
  • ÉditeurSlatkine (Editions)

Résumé

Cette montagne si longtemps maudite et crainte, conquise seulement vers 1786, va enfin conquérir à son tour les alpinistes et les peintres. L`histoire de l`art pourra ajouter un nouveau thème à ses domaines de prédilection le paysage alpin. Eric Alibert ne révolutionne pas le genre en mettant ses pas dans ceux de ses illustres prédécesseurs. En digne fils des paysagistes du XIXe siècle, il se contente d`être simple et vrai, en adéquation avec cette nature qùil aime, qùil admire et que son métier acquis de longue date lui permet de transcrire avec une apparente facilité et une fraîcheur indéniable.
Mais qùest-ce donc que le bonheur pour ce peintre naturaliste qui saisit aussi bien le vol d`un corbeau que l`ombre chinoise d`un chamois ou les nuages ourlant la base de pics mordorés au soleil couchant ? Ne cherchez pas plus loin le bonheur réside justement dans ces visions fugitives que le pinceau gorgé d`azur dépose sur la feuille en silence. Le bonheur c`est la solitude du croqueur de paysage, en osmose avec l`âpreté du minéral, la fragilité de l`anémone ou la douceur du crépuscule.
Le bonheur c`est aussi cette humble satisfaction de réussir à fixer d`une écriture cursive l`instant précis d`une lumière insaisissable. N`en déplaise à Paul Fort, le bonheur n`est pas que. dans le pré, il s`accroche parfois à une branche effilochée sur laquelle est posée la mésange huppée telle un gros bourgeon duveté. Comment décrire ce moment magique qui n`est pas sans évoquer ces fulgurants lavis japonais où la douceur de l`oiseau est obtenue avec l`exact dosage d`encre et d`eau, en un seul passage, où pattes, oeil et bec ponctuent nerveusement d`un geste irrémédiable la boule de plumes ? Si l`on est davantage dans l`évocation que dans la description c`est que les moyens sont limités.
Quand la polychromie cède la place aux camaïeux c`est du pur bonheur. Eric Alibert excelle dans le registre intimiste où l`outil crée la forme et laisse les pigments s`épouser en une alchimie aléatoire et bienheureuse (Jean-Pierre Coutaz)

L'éditeur en parle

Cette montagne si longtemps maudite et crainte, conquise seulement vers 1786, va enfin conquérir à son tour les alpinistes et les peintres. L`histoire de l`art pourra ajouter un nouveau thème à ses domaines de prédilection le paysage alpin. Eric Alibert ne révolutionne pas le genre en mettant ses pas dans ceux de ses illustres prédécesseurs. En digne fils des paysagistes du XIXe siècle, il se contente d`être simple et vrai, en adéquation avec cette nature qùil aime, qùil admire et que son métier acquis de longue date lui permet de transcrire avec une apparente facilité et une fraîcheur indéniable.
Mais qùest-ce donc que le bonheur pour ce peintre naturaliste qui saisit aussi bien le vol d`un corbeau que l`ombre chinoise d`un chamois ou les nuages ourlant la base de pics mordorés au soleil couchant ? Ne cherchez pas plus loin le bonheur réside justement dans ces visions fugitives que le pinceau gorgé d`azur dépose sur la feuille en silence. Le bonheur c`est la solitude du croqueur de paysage, en osmose avec l`âpreté du minéral, la fragilité de l`anémone ou la douceur du crépuscule.
Le bonheur c`est aussi cette humble satisfaction de réussir à fixer d`une écriture cursive l`instant précis d`une lumière insaisissable. N`en déplaise à Paul Fort, le bonheur n`est pas que. dans le pré, il s`accroche parfois à une branche effilochée sur laquelle est posée la mésange huppée telle un gros bourgeon duveté. Comment décrire ce moment magique qui n`est pas sans évoquer ces fulgurants lavis japonais où la douceur de l`oiseau est obtenue avec l`exact dosage d`encre et d`eau, en un seul passage, où pattes, oeil et bec ponctuent nerveusement d`un geste irrémédiable la boule de plumes ? Si l`on est davantage dans l`évocation que dans la description c`est que les moyens sont limités.
Quand la polychromie cède la place aux camaïeux c`est du pur bonheur. Eric Alibert excelle dans le registre intimiste où l`outil crée la forme et laisse les pigments s`épouser en une alchimie aléatoire et bienheureuse (Jean-Pierre Coutaz)