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Votre Révolution n'est pas la mienne

Par : Alain Tizon, François Lonchampt
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  • Nombre de pages172
  • PrésentationBroché
  • Poids0.25 kg
  • Dimensions13,1 cm × 20,3 cm × 1,5 cm
  • ISBN2-911199-49-9
  • EAN9782911199493
  • Date de parution28/12/1999
  • ÉditeurSulliver

Résumé

LE REVE D'UN MONDE NOUVEAU plus libre et plus juste fut bien au cœur du mouvement de mai 68. Presque tout ce qui a été combattu par les révoltés de ce temps-là s'étale aujourd'hui sous nos yeux de façon ostentatoire. Sous des apparences toujours progressistes, la bourgeoisie, seule classe à édicter des normes de comportement à l'attention de toutes les autres, semble avoir gagné une partie décisive. Comment cette classe a-t-elle pu triompher si facilement et sa victoire s'étendre aussi rapidement ? Tout ceci ne peut être le fruit du hasard ! Les auteurs de ce livre n'ont en rien renoncé aux idéaux de leur jeunesse et tentent de comprendre ce qui a pu causer un tel retournement. A cette réflexion devait donc s'intégrer le nécessaire regard sur l'héritage et l'influence des avant-gardes les plus brillantes et les plus offensives, tout au moins dans leurs prétentions, des quarante dernières années. Et ce bilan n'est en rien celui de la résignation.

Avis des lecteurs
Commentaires laissés par nos lecteurs

5/5
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5/5
“ Bientôt un nouveau livre de François Lonchampt ! ”
Dans une première partie, les suites immédiates des événements de Mai en France y tiennent la plus grande place. L'aspect biographique permet de décrire la manière originale dont le piège s’est refermé sur les jeunes dans mon genre, qui avaient conçu d’autres rêves que l’assouplissement des cadres de contraintes ou la promotion du désir au rang de force productive ; et qui n’aspiraient pas à occuper des places. Cette section prolonge la réflexion que nous avions ébauchée avec Alain Tizon à la fin du dernier millénaire, qui aboutit à la publication de “Votre Révolution n’est pas la mienne” aux éditions Sulliver – et dans quelques articles que j’ai publié dans L’Humanité et dans « La Révolution prolétarienne ». Un ouvrage dans lequel nous avions tenté d’éclairer le destin paradoxal des événements, qui ont bien contribué à changer le monde, mais pas dans le sens que nous avions espéré. Et d’identifier au mieux ce qui avançait caché derrière la vague contestataire de la fin des années 60, et les forces qui ont exploité le désarroi dans lequel nous avions plongé la vieille bourgeoisie, pour faire avancer leurs projets. Car, vous en conviendrez certainement, l'art de la critique, en restant seulement critique, n'aboutit qu'à indiquer au cadre social critiqué quelles étaient ses ultimes conquêtes possibles. Dans une deuxième partie, j’essaye d’imaginer quelles pourraient être les sentiments d’un Pierre Monatte, syndicaliste révolutionnaire, figure attachante entre toutes du mouvement ouvrier français, si d’aventure il revenait parmi nous après un demi-siècle et se trouvait confronté à la déroute du mouvement ouvrier occidental et à la prolifération de toutes sortes d’innovations sociétales présentées comme autant d’avancées décisives sur la voie du progrès et de l’émancipation de l’individu. Par ce biais, j'avance quelques réflexions personnelles, plutôt amères, sur notre époque et sur ceux qui l’habitent, sur leurs travers et quelques-uns de leurs combats. J'y traite, notamment, des circonstances et des conséquences de l’écrasement des ouvriers dans les années 80, et de la transformation des sociétés occidentales en économies improductives de services et de divertissements ; de la montée en puissance d’un nouveau pouvoir ; de la jeunesse, de l’immigration, des femmes et du féminisme ; de l’instrumentalisation du terrorisme et de l’insécurité à des fins de maintien de l’ordre, et de l’incapacité de l’extrême gauche à capitaliser le mécontentement. Bientôt dans les bacs, soyez attentifs ! François Lonchampt