Voltaire et l'Islam (Broché)

  • Albouraq

  • Paru le : 13/03/2012
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En traitant de l’Islam, Voltaire fut le fidèle héritier du XVIIe siècle et le vrai représentant du XVIIIe. Il ne fit, la plupart du temps, que reprendre à son compte les idées de ses prédécesseurs et de ses contemporains. Que l’islam lui ait servi tantôt comme cheval de bataille, tantôt comme répondant à ses propres aspirations religieuses, tantôt comme objet de sa haine, cela ne fait que traduire ses tumultes intérieurs qui correspondaient toujours aux aspirations contradictoires de son époque.
Cependant, le Prophète arabe retient de plus en plus l’attention de Voltaire. Il entreprend donc de vastes recherches qui finiront seulement avec lui. Mais chemin faisant, il fait des découvertes : ce Mahomet n’est pas aussi "ignorant et féroce" que les dévots le voulaient ; sa religion n’est pas aussi "incompatible avec la raison" que les prosélytes chrétiens le représentaient… Ce qui lui plaît dans le culte de Mahomet, c’est surtout l’unicité d’un Dieu "très désincarné".
L’absence de mystère et la simplicité dogmatique de l’Islam sont les deux autres éléments qu’il admire. Tout cela était en complète opposition avec les croyances religieuses de son temps. Dans tout cela, la part de Voltaire fut celle d’un journaliste. Son mérite, le plus grand, est d’avoir vulgarisé ce que les autres avaient dit mieux que lui. Si ses premières attaques contre l’islam renforcent le scepticisme de Diderot et de ses collaborateurs, son admiration, assez tardive, pour cette religion, inspirera Savary qui fera un nouveau Koran et qui trouvera la morale de l’islam "fondée sur la loi naturelle".
Grâce aux répétitions multipliées de Voltaire, celui-ci enterra la tradition dévote qui était hostile à l’Islam et au Prophète.
  • Date de parution : 13/03/2012
  • Editeur : Albouraq
  • Collection : Etudes
  • ISBN : 978-2-84161-510-0
  • EAN : 9782841615100
  • Présentation : Broché
  • Poids : 0.333 Kg
  • Dimensions : 13,0 cm × 19,0 cm × 0,1 cm

Biographie de Djavad Hadidi

Djavâd, enfant de la ville sainte de Qom, naquit en 1932. Djavâd est un beau nom : attribut divin de la générosité, il fut le nom que porta le neuvième Imâm shi’ite. Ce nom conviendra à merveille à l’enfant. Djavâd reçut l’éducation et l’instruction que lui prodigua sa famille, hors le circuit des écoles. Quand paraît le premier témoignage de sa formation, il a seize ans. C’est en effet en 1948 que commence son parcours de premier cycle, cycle d’orientation que l’on accomplissait en trois ans.
Sa réussite aux examens destinés aux candidats isolés, lui ouvrit la voie à des études faites à la fois en privé et en université. Son inclination allait à la médecine et à la philosophie. Les dépenses de premières nécessités auraient été supportables, mais la nationalisation du pétrole survint alors et entraîna une situation économique du pays qui vint peser jusque sur le jeune étudiant : les enseignements de philosophie firent les frais de la crise.
Djavâd s’orienta vers la langue et la littérature française. Premier de sa classe, il obtint une bourse d’études et put se rendre en université en Suisse. Il a vingt-cinq ans en 1957, quand il obtient le diplôme suisse correspondant à la licence. Il peut alors s’établir en France. Il s’inscrit en Sorbonne, en cycle doctoral, et soutient sa thèse en 1960. Mais sa carrière universitaire avait déjà commencé en Iran.
La qualité de ses études lui avait permis d’être recruté à l’université Ferdowsi de Machhad comme Maître de Conférences. C’est là qu’il se consacra à l’enseignement et à la recherche, de 1950 à 1984. D’abord Assistant de la Faculté des Lettres de l’Université Ferdowsi, il devint Professeur et prit rapidement d’importantes responsabilités : la direction de la bibliothèque du Département des études de langue française et la charge de l’organisation de sa modernisation, puis la direction de ce Département, la direction de l’Enseignement de l’Université, la direction de la Faculté des Lettres, la direction de la célèbre Revue de cette Faculté des Lettres.
Au sommet de sa carrière, Djavâd Hadidi fut appelé à Téhéran par le Comité de la Révolution de la Culture, pour participer à la mise en place d’un programme concernant l’ensemble des universités du pays. Devenu membre de l’Académie de la Langue et des Lettres d’Iran, il y devint le Directeur de la Section de littérature comparée. Il fut l’incomparable fondateur, en 1985, et le directeur jusqu’à son décès, de la Revue semestrielle en français, Luqman.
Ces Annales des Presses Universitaires d’Iran doivent à sa compétence et à son dévouement la publication d’articles recherchés. Il fut membre de plusieurs associations, dont celle des écrivains de langue française, celle de l’Iranologie Européenne, celle des Presses de langue française. L’activité et les publications de Djavâd lui valurent des marques d’honneur et de récompense de toutes sortes.
Il fut le lauréat de plusieurs fondations et institutions. Il était, en France, chevalier de l’ordre des Palmes académiques. L’activité scientifique du Professeur Hadidi s’est particulièrement déployée dans le domaine de la littérature comparée. On rencontre de lui plus d’une centaine d’articles dans diverses revues de recherche à comité de rédaction, également dans les deux grandes encyclopédies de renom en Iran.
Deux ouvrages notamment forment avec sa thèse une œuvre originale et de référence. Le texte persan du livre intitulé : De Sa’di à Aragon : l’accueil fait en France à la littérature persane parut à Téhéran, au Centre des Publications Universitaires d’Iran, en 1994 (1373 a.h., VI-583 p.). Sa version française parut peu après. L’ouvrage attira vite l’attention des historiens de la littérature.
En quinze chapitres touffus, l’auteur, parfaitement bilingue et familier des deux littératures, française et persane, construisit une somme de repères bien plantés. Il permit à tout comparatiste, en partant de cette sorte de carrefour, d’aller vers toutes formes de recherches. Originaire de Qom, Djavâd Hadidi n’en oublia rien : il referma son œuvre par son encouragement efficace et sa collaboration scientifique, à une entreprise très prometteuse de traduction et de commentaire en français du Coran.
C’est à Qom que parut en l’an 2000 un premier tome, superbe, intitulé : Le Coran. Voilà le Livre – al-FatiHa et al-Baqara (Sourates 1 et 2). Traduction annotée, accompagnée d’études, de concordances et de lexiques, par Yahya ‘Alawi et Javad Hadidi. Iran, Qom, Centre pour la traduction du Saint Coran, 1421/2000, 618 p. La qualité scientifique de l’ouvrage a été saluée par nombre de spécialistes.

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