La peinture, comme la littérature, a fait partie de la vie de Virginia Woolf : de manière différente, se posant comme un art tout à la fois rival, complémentaire, avant-gardiste, et toujours matriciel dans la dynamique de l'écriture woolfienne. Elle intervient sous des formes dialogiques variées passant de la valeur décorative, illustrative, à une fonction germinale. La peinture informe et déforme les choix sémantiques, syntaxiques, phonétiques, métaphoriques, doublant la stratégie narrative dans un jeu de spécularité et donnant à la texture de la prose sa couleur profonde dans de multiples échanges avec le visible. Virginia Woolf, artiste hybride, se situe à l'interface des altérités - entre deux guerres, entre deux sexes, entre deux arts - produisant toujours plus d'effets de lecture que les différents courants de la critique, et de l'esthétique comparée, n'ont pas fini d'explorer.
La peinture, comme la littérature, a fait partie de la vie de Virginia Woolf : de manière différente, se posant comme un art tout à la fois rival, complémentaire, avant-gardiste, et toujours matriciel dans la dynamique de l'écriture woolfienne. Elle intervient sous des formes dialogiques variées passant de la valeur décorative, illustrative, à une fonction germinale. La peinture informe et déforme les choix sémantiques, syntaxiques, phonétiques, métaphoriques, doublant la stratégie narrative dans un jeu de spécularité et donnant à la texture de la prose sa couleur profonde dans de multiples échanges avec le visible. Virginia Woolf, artiste hybride, se situe à l'interface des altérités - entre deux guerres, entre deux sexes, entre deux arts - produisant toujours plus d'effets de lecture que les différents courants de la critique, et de l'esthétique comparée, n'ont pas fini d'explorer.