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Violence et minorités au Moyen Age

Par : David Nirenberg
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  • Nombre de pages351
  • PrésentationBroché
  • Poids0.495 kg
  • Dimensions15,0 cm × 21,5 cm × 2,3 cm
  • ISBN2-13-051542-8
  • EAN9782130515425
  • Date de parution13/11/2001
  • CollectionLe noeud gordien
  • ÉditeurPUF
  • PréfacierClaude Gauvard

Résumé

Par son sujet, les persécutions, c'est-à-dire la violence dans ce qu'elle a de plus pernicieux quand elle s'attaque aux minorités, ce livre se situe au confluent des préoccupations les plus contemporaines, tant chez les historiens médiévistes que chez les citoyens du XXIe siècle. La Couronne d'Aragon offre un merveilleux champ d'études pour le sujet proposé. Il s'agit d'une entité où se côtoient chrétiens, musulmans et juifs, dans un contexte qui donne la prépondérance politique aux chrétiens. La violence ne s'y réduit pas à un affrontement entre majorité et minorité ; elle se faufile entre les groupes qui vivent en rivalité, en concurrence comme l'écrit David Nirenberg. La période retenue saisit ces groupes à un moment clé, celui de la première moitié du XIVe siècle, quand la Couronne d'Aragon et le royaume de France s'apprêtent à affronter la Peste noire de 1348. Une forme de violence se fait alors jour, celle qui accompagne la genèse de l'appareil étatique. L'horizon des individus, jusqu'alors cloisonné, se dilate jusqu'aux frontières d'un royaume aux formes inconnues. Partout la peur gagne. Pour décrire ce vertige et les désordres qu'il entraîne, les historiens se sont souvent contentés d'évoquer les stéréotypes de ces peurs qui naissent en cette fin de Moyen Age. La démarche est ici inverse. Il s'agit de comprendre comment les différentes formes de violence, celle de l'État, celle des différents groupes sociaux, celle des sexes, celle des ethnies et celle de religions s'entrecroisent. David Nirenberg part de ce qu'il appelle les exemples " locaux ", que seule l'alchimie de la réflexion historique transforme en cas exemplaires. Le lecteur se promène alors au gré d'échelles variables, glissant sans cesse de la micro-histoire à la macro-histoire. Cette virtuosité régénère une méthode historique que l'on croyait, sans doute à tort et trop vite, en crise. Le résultat est décapant.