Jacques Teboul est né à Nîmes en 1940. Il a vécu en Algérie, dans le Sud Oranais de1941-1945. 1945 : Retour en France, a Toulouse. Etudes de Lettres et d'Histoire de l'art. Professeur de lettres pendant 7 ans puis directeur à la Cegos, domaine du management et des ressources humaines. Passion toujours intacte pour la peinture.
Vermeer
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- Nombre de pages352
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.37 kg
- Dimensions0,0 cm × 0,0 cm × 0,0 cm
- ISBN2-02-004715-2
- EAN9782020047159
- Date de parution01/09/1977
- CollectionFiction & Cie
- ÉditeurSeuil
Résumé
Deux hommes quittent Paris dans une voiture volée. L'un, le narrateur, emporté, comme malgré lui, par son obsession de l'enfance, ses visages et ses territoires ; l'autre, dénommé "N° 5" , tueur armé d'un fusil à lunette et qui s'ouvre au volant de la DS un passage interminable vers sa propre mort. Voyage difficile vers le sud : une femme à Limoges, des meurtres la nuit, la visite d'un château, une halte somptueuse dans un bordel, de curieuses rencontres au hasard des arrêts ou des hôtels ponctuent le périple qui va bientôt tourner en cavale.
D'ailleurs, la mort et ses hantises aidant, on se retrouvera très vite à piétiner dans la mélancolie et la haine. Et les fuyards paraîtront sombrer doucement dans une sorte d'immobilité avec quelque chose d'effroyable et d'ambigu se refermant sur eux. Et Jan Vermeer alors ? C'est simple : le narrateur est Vermeer. La vie du peintre, c'est la sienne, et dans le temps du livre et au-delà. De manière tout organique, l'art n'est que l'expression violente du regard et propension illimitée au meurtre.
Et écrire ou peindre, c'est avant tout exercer son regard pour séduire et dissimuler, emporter (d'où le voyage ? ). Ajoutons encore que dans cette entreprise de l'art il n'y a ni volonté de voir, ni désir de savoir : en fin de compte, il n'y a que la mort qui prenne effet. C'est donc à un effroyable appareil optique que nous avons affaire, avec ce risque tout au long : que ce soit sur le lecteur qu'implacablement il se braque.
D'ailleurs, la mort et ses hantises aidant, on se retrouvera très vite à piétiner dans la mélancolie et la haine. Et les fuyards paraîtront sombrer doucement dans une sorte d'immobilité avec quelque chose d'effroyable et d'ambigu se refermant sur eux. Et Jan Vermeer alors ? C'est simple : le narrateur est Vermeer. La vie du peintre, c'est la sienne, et dans le temps du livre et au-delà. De manière tout organique, l'art n'est que l'expression violente du regard et propension illimitée au meurtre.
Et écrire ou peindre, c'est avant tout exercer son regard pour séduire et dissimuler, emporter (d'où le voyage ? ). Ajoutons encore que dans cette entreprise de l'art il n'y a ni volonté de voir, ni désir de savoir : en fin de compte, il n'y a que la mort qui prenne effet. C'est donc à un effroyable appareil optique que nous avons affaire, avec ce risque tout au long : que ce soit sur le lecteur qu'implacablement il se braque.

