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Vauvenargues : philosophie de la force active. Critique et anthropologie
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- Nombre de pages336
- PrésentationRelié
- Poids0.435 kg
- Dimensions15,0 cm × 22,0 cm × 0,2 cm
- ISBN2-7453-0307-4
- EAN9782745303073
- Date de parution01/01/2000
- CollectionMoralia
- ÉditeurHonoré Champion
Résumé
Dans Le voyageur et son ombre, Nietzsche reconnaît en Vauvenargues un de ces penseurs aux "idées véritables" dont il se sent proche. Chez Vauvenargues, en effet, la pensée comme l'acte d'écrire ont une fonction vitale. Nul, plus que lui, n'a redouté les effets mortifères de la raison abstraite et du monde convenu de la République des Lettres. Penseur singulier, intempestif, Vauvenargues désire se tenir au plus près du réel qu'il "est".
Là est sa passion de vivre, de penser et d'écrire, par-delà les modes et les plans de carrières que la prudence et l'ambition de son ami Mirabeau, pourtant lui conseillent : "La philosophie que je suis, répond Vauvenargues, ne souffre rien que d'elle-même". A seize ans, Vauvenargues pleure de joie en lisant Les Vies des hommes illustres de Plutarque, comme il dévore avec le même enthousiasme Sénèque et des lettres de Brutus à Cicéron.
A vingt-deux ans il écrit un Traité sur le libre arbitre dans lequel il opte pour une philosophie de la puissance d'agir et de la nécessité intégrale. A vingt-cinq ans, il confie son immense admiration et son affection ("un auteur qui me touche extrêmement") pour Boulainviller, cet aristocrate anti-absolutiste, qui a publié en 1731 l'important Essai de Métaphysique, première traduction libre et, ô combien, complice des trois premières parties de l'Ethique de Spinoza.
Certes, Vauvenargues fut un grand lecteur de Pascal, de La Rochefoucauld et sans doute aussi de Malebranche, mais c'est contre eux qu'il construit une philosophie de la "force active", aux allures "anglaises", dans laquelle on peut lire les échos de Locke et de Shaftesbury. Voltaire enfin - qu'il a l'immense bonheur de connaître à la fin de sa vie - dira de lui qu'il possédait "à l'âge de vingt-cinq ans la vraie philosophie et la vraie éloquence sans autre étude que le secours de quelques bons livres".
Là est sa passion de vivre, de penser et d'écrire, par-delà les modes et les plans de carrières que la prudence et l'ambition de son ami Mirabeau, pourtant lui conseillent : "La philosophie que je suis, répond Vauvenargues, ne souffre rien que d'elle-même". A seize ans, Vauvenargues pleure de joie en lisant Les Vies des hommes illustres de Plutarque, comme il dévore avec le même enthousiasme Sénèque et des lettres de Brutus à Cicéron.
A vingt-deux ans il écrit un Traité sur le libre arbitre dans lequel il opte pour une philosophie de la puissance d'agir et de la nécessité intégrale. A vingt-cinq ans, il confie son immense admiration et son affection ("un auteur qui me touche extrêmement") pour Boulainviller, cet aristocrate anti-absolutiste, qui a publié en 1731 l'important Essai de Métaphysique, première traduction libre et, ô combien, complice des trois premières parties de l'Ethique de Spinoza.
Certes, Vauvenargues fut un grand lecteur de Pascal, de La Rochefoucauld et sans doute aussi de Malebranche, mais c'est contre eux qu'il construit une philosophie de la "force active", aux allures "anglaises", dans laquelle on peut lire les échos de Locke et de Shaftesbury. Voltaire enfin - qu'il a l'immense bonheur de connaître à la fin de sa vie - dira de lui qu'il possédait "à l'âge de vingt-cinq ans la vraie philosophie et la vraie éloquence sans autre étude que le secours de quelques bons livres".






