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Urgences et incommunications
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- Nombre de pages260
- PrésentationBroché
- Poids0.228 kg
- Dimensions12,2 cm × 19,2 cm × 2,0 cm
- ISBN978-2-271-15831-4
- EAN9782271158314
- Date de parution16/10/2025
- CollectionLes Essentiels d'Hermès
- ÉditeurCNRS
Résumé
Lorsqu'il y a urgence, il n'est plus temps de discuter ni de réfléchir : il faut immédiatement agir. Pourtant, proclamer l'urgence suppose toujours de convaincre que le " temps presse " et implique l'élaboration d'une réponse collective. Le fonctionnement du champ humanitaire le montre : même face à l'urgence sous sa forme la plus cruciale, on ne peut se passer d'en parler et de délibérer à son propos.
L'usage de la rhétorique de l'urgence nous met ainsi au défi d'appréhender autant de situations d'incommunication. Les appels à "l'urgence écologique" ou "démocratique" sonnent souvent comme des incantations qui peinent à produire des effets. En revanche, les états d'urgence décrétés par les gouvernements sont redoutablement efficaces : ils suspendent les débats et restreignent la délibération collective, au nom d'un impératif supérieur - la sécurité.
L'essor de la rhétorique de l'urgence dans le débat public pose donc question : incarne-t-il l'efficacité de ce mode d'action ? Et si l'urgence, outil du pouvoir, fait taire la contestation et empiète sur les libertés, peut-on encore imaginer une action motivée par l'urgence qui ne soit pas une impasse démocratique ? Comment concilier urgence et démocratie ?
L'usage de la rhétorique de l'urgence nous met ainsi au défi d'appréhender autant de situations d'incommunication. Les appels à "l'urgence écologique" ou "démocratique" sonnent souvent comme des incantations qui peinent à produire des effets. En revanche, les états d'urgence décrétés par les gouvernements sont redoutablement efficaces : ils suspendent les débats et restreignent la délibération collective, au nom d'un impératif supérieur - la sécurité.
L'essor de la rhétorique de l'urgence dans le débat public pose donc question : incarne-t-il l'efficacité de ce mode d'action ? Et si l'urgence, outil du pouvoir, fait taire la contestation et empiète sur les libertés, peut-on encore imaginer une action motivée par l'urgence qui ne soit pas une impasse démocratique ? Comment concilier urgence et démocratie ?













