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Une tragédie occultée de la guerre d'Algérie. Les camps de regroupement
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- Nombre de pages256
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.308 kg
- Dimensions14,5 cm × 23,9 cm × 1,8 cm
- ISBN978-2-330-21981-9
- EAN9782330219819
- Date de parution01/04/2026
- CollectionArchives du colonialisme
- ÉditeurCoédition Actes Sud/Solin
Résumé
1954-1962. Durant toute la guerre d'Algérie, sur 8, 5 millions de "musulmans", plus de 2 millions de fellahs - des paysans vivant dans le djebel ou sur les Hauts Plateaux - furent déplacés de force par l'armée française et regroupés dans quelque 2 500 camps. On estime qu'environ 200 000 personnes y trouvèrent la mort, victimes de malnutrition ou de maladies, majoritairement des enfants. A l'époque, à peine une décennie après la découverte des camps nazis, des voix s'élevaient déjà pour dénoncer un génocide en cours.
Mais qu'avaient donc pu faire ces fellahs pour se retrouver "parqués" là ? La stratégie des autorités françaises, d'abord militaire, puis très vite politique, était claire : il fallait les empêcher d'apporter un soutien logistique aux "fellaghas", ces maquisards de l'Armée de libération nationale qui opéraient depuis les montagnes et les zones rurales les plus reculées. L'objectif final était d'embrigader ces populations regroupées selon un modèle directement inspiré de l'expérience indochinoise, ce qui permettait, au passage, d'oublier Diên Biên Phu.
En croisant des sources historiques, sociologiques, économiques, démographiques, politiques et médiatiques avec des témoignages recueillis tant en France qu'en Algérie, Lorraine Rossignol entraîne le lecteur dans un récit-enquête. Tout en révélant ces sombres réalités, elle nous donne à voir les acteurs qui contribuèrent, de façon déterminante pour certains, à éclairer cette histoire dont ils furent les contemporains : Michel Rocard, Pierre Bourdieu, Frantz Fanon...
Dans les débats mémoriels actuels, cet ouvrage entend briser, une fois encore, un trop lourd silence.
Mais qu'avaient donc pu faire ces fellahs pour se retrouver "parqués" là ? La stratégie des autorités françaises, d'abord militaire, puis très vite politique, était claire : il fallait les empêcher d'apporter un soutien logistique aux "fellaghas", ces maquisards de l'Armée de libération nationale qui opéraient depuis les montagnes et les zones rurales les plus reculées. L'objectif final était d'embrigader ces populations regroupées selon un modèle directement inspiré de l'expérience indochinoise, ce qui permettait, au passage, d'oublier Diên Biên Phu.
En croisant des sources historiques, sociologiques, économiques, démographiques, politiques et médiatiques avec des témoignages recueillis tant en France qu'en Algérie, Lorraine Rossignol entraîne le lecteur dans un récit-enquête. Tout en révélant ces sombres réalités, elle nous donne à voir les acteurs qui contribuèrent, de façon déterminante pour certains, à éclairer cette histoire dont ils furent les contemporains : Michel Rocard, Pierre Bourdieu, Frantz Fanon...
Dans les débats mémoriels actuels, cet ouvrage entend briser, une fois encore, un trop lourd silence.
L'éditeur en parle
Plus de 2 millions d'Algériens déplacés de force, 200 000 morts : le livre de Lorraine Rossignol, grand reporter à Télérama, révèle la tragédie occultée des 2 500 camps durant la guerre d'Algérie.



