Une histoire de l'art d'après Auschwitz. Volume 3, Configurations
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- Nombre de pages745
- FormatGrand Format
- PrésentationRelié
- Poids1.338 kg
- Dimensions16,5 cm × 20,7 cm × 5,0 cm
- ISBN978-2-85035-178-5
- EAN9782850351785
- Date de parution04/04/2025
- CollectionEssais sur l'art
- ÉditeurL'Atelier Contemporain
Résumé
Ce troisième et dernier volet d'Une histoire de l'art d'après Auschwitz se penche sur la façon dont un certain nombre d'artistes contemporains ont contribué à configurer la mémoire de l'événement sur le long terme. Configurations part du constat que le pouvoir d'instauration de la figure humaine, traditionnellement prêté à l'art depuis la Renaissance, s'est perdu après Auschwitz. Bien que nombre de figures d'après l'événement ressemblent encore à celles d'avant, elles sont cependant devenues en grande partie méconnaissables : leurs visages sont décontenancés, leurs corps oblitérés et les paysages alentour disloqués.
Si elles passent malgré cela pour des figures habituelles désormais, c'est qu'un certain habitus visuel s'est constitué dans l'ombre portée de l'événement et à partir de lui. Les configurations qui en résultent impliquent une part de mémoire, elles se chargent au passage d'autres mémoires, autant qu'elles se compliquent d'une part d'oubli. Qu'on ne s'étonne plus aujourd'hui d'évoluer parmi des foules de figures aux formes quasi-spectrales devrait pourtant susciter quelque étonnement.
C'est tout le sens de cette Histoire de l'art d'après Auschwitz que de chercher à comprendre les causes et les conséquences de cette habituation et de l'omission qui l'accompagne. Aussi ce dernier tome inscrit-il à présent l'évolution historique qu'ont retracée les deux précédents volumes dans une perspective théorique qui sollicite, entre autres, le concours critique de pensées aussi différentes que celles de Theodor Adorno, d'Emmanuel Levinas, de Paul Ricoeur, de Michel Foucault, de Gilles Deleuze, ou encore de Pierre Bourdieu.
Si elles passent malgré cela pour des figures habituelles désormais, c'est qu'un certain habitus visuel s'est constitué dans l'ombre portée de l'événement et à partir de lui. Les configurations qui en résultent impliquent une part de mémoire, elles se chargent au passage d'autres mémoires, autant qu'elles se compliquent d'une part d'oubli. Qu'on ne s'étonne plus aujourd'hui d'évoluer parmi des foules de figures aux formes quasi-spectrales devrait pourtant susciter quelque étonnement.
C'est tout le sens de cette Histoire de l'art d'après Auschwitz que de chercher à comprendre les causes et les conséquences de cette habituation et de l'omission qui l'accompagne. Aussi ce dernier tome inscrit-il à présent l'évolution historique qu'ont retracée les deux précédents volumes dans une perspective théorique qui sollicite, entre autres, le concours critique de pensées aussi différentes que celles de Theodor Adorno, d'Emmanuel Levinas, de Paul Ricoeur, de Michel Foucault, de Gilles Deleuze, ou encore de Pierre Bourdieu.



