Un parlement colonial ? Les Délégations financières algériennes 1898-1945. Tome 2, Le déséquilibre des réalisations

Par : Jacques Bouveresse

Formats :

  • Paiement en ligne :
    • Livraison à domicile ou en point Mondial Relay indisponible
    • Retrait Click and Collect en magasin gratuit
  • Réservation en ligne avec paiement en magasin :
    • Indisponible pour réserver et payer en magasin
  • Nombre de pages787
  • PrésentationBroché
  • Poids1.255 kg
  • Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 4,5 cm
  • ISBN978-2-87775-497-2
  • EAN9782877754972
  • Date de parution16/03/2011
  • ÉditeurPU Rouen

Résumé

Les Délégations financières algériennes ont, au fil des années et des circonstances, dégagé les arêtes d'une politique budgétaire, financière et économique au sens large. L'agriculture tient évidemment la première place dans les préoccupations de l'assemblée : les élus ont des avis tranchés sur l'évolution de la législation foncière, sur la refonte du crédit agricole, sur les modalités de commercialisation de la production, sur les meilleurs moyens de défendre les secteurs menacés de l'économie rurale. Mais la gestion du budget ordinaire est un domaine réservé : cette gestion est prudente, fondée sur une évaluation modérée des recettes, sur une résistance instinctive aux perspectives des bouleversements de la fiscalité, et sur une politique sociale resserrée et bien peu généreuse. Toute l'énergie dont les délégués sont capables se reporte sur les programmes de grands travaux couverts par une série d'emprunts gagés sur le budget extraordinaire. Le résultat est spectaculaire. Et si la population musulmane n'a bénéficié que très indirectement de ces programmes, l'Algérie n'en est pas moins, à la veille de la deuxième guerre mondiale, une colonie remarquablement équipée pour l'époque.
Les Délégations financières algériennes ont, au fil des années et des circonstances, dégagé les arêtes d'une politique budgétaire, financière et économique au sens large. L'agriculture tient évidemment la première place dans les préoccupations de l'assemblée : les élus ont des avis tranchés sur l'évolution de la législation foncière, sur la refonte du crédit agricole, sur les modalités de commercialisation de la production, sur les meilleurs moyens de défendre les secteurs menacés de l'économie rurale. Mais la gestion du budget ordinaire est un domaine réservé : cette gestion est prudente, fondée sur une évaluation modérée des recettes, sur une résistance instinctive aux perspectives des bouleversements de la fiscalité, et sur une politique sociale resserrée et bien peu généreuse. Toute l'énergie dont les délégués sont capables se reporte sur les programmes de grands travaux couverts par une série d'emprunts gagés sur le budget extraordinaire. Le résultat est spectaculaire. Et si la population musulmane n'a bénéficié que très indirectement de ces programmes, l'Algérie n'en est pas moins, à la veille de la deuxième guerre mondiale, une colonie remarquablement équipée pour l'époque.