François Morin, professeur émérite de sciences économiques à l'Université de Toulouse I, a été
membre du Conseil Général de la Banque de France et du Conseil d'Analyse Economique. Il a
notamment publié La Structure financière du capitalisme français (Calmann Lévy, 1974), Le
Capitalisme en France (1976), Le Coeur financier européen (en collaboration, Economica, 1993), Le Modèle français de détention et de gestion du capital : analyse prospective et comparaisons
internationales (Editions de Bercy, 1998), Le Nouveau mur de l'argent : essai sur la finance
globalisée (Seuil, 2006).
Un monde sans Wall Street ?
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- Nombre de pages183
- PrésentationBroché
- Poids0.234 kg
- Dimensions14,0 cm × 20,5 cm × 1,5 cm
- ISBN978-2-02-103829-3
- EAN9782021038293
- Date de parution03/02/2011
- CollectionEconomie humaine
- ÉditeurSeuil
Résumé
Les marchés financiers ont beau déclencher des crises à répétition, peu d'experts et encore moins de gouvernants osent imaginer un monde sans la liberté et sans le pouvoir de ces marchés, un monde " sans Wall Street " ! Pourtant, comme l'explique ici l'un des meilleurs experts français des systèmes financiers, c'est le pas décisif qu'il faut franchir au plus vite pour éviter une nouvelle catastrophe.
L'auteur pose d'abord un diagnostic précis sur les impasses d'un monde " avec Wall Street " : les normes insensées de rentabilité imposées par les gestionnaires de capitaux entraînent, tout à la fois, la déshumanisation des conditions de travail, le saccage des écosystèmes et la soumission des politiques publiques à des intérêts privés plutôt qu'à la volonté des citoyens. Mais peut-on, dans un monde ouvert, se passer de la puissance des marchés financiers ? Oui, car du fait même de leur puissance, ces marchés ne servent plus à financer l'économie réelle et pénalisent même celle-ci au profit des jeux financiers purement spéculatifs.
Toutefois, pour abandonner toute spéculation sur les taux d'intérêt ou les taux de change, il faut reconstruire un système monétaire international qui permette de gérer la monnaie comme un bien commun de l'humanité. Et pour échapper au pouvoir exorbitant des gestionnaires de capitaux, il faudra réformer le droit des sociétés pour partager le pouvoir de gestion entre tous les acteurs prenant part à la production.
L'auteur pose d'abord un diagnostic précis sur les impasses d'un monde " avec Wall Street " : les normes insensées de rentabilité imposées par les gestionnaires de capitaux entraînent, tout à la fois, la déshumanisation des conditions de travail, le saccage des écosystèmes et la soumission des politiques publiques à des intérêts privés plutôt qu'à la volonté des citoyens. Mais peut-on, dans un monde ouvert, se passer de la puissance des marchés financiers ? Oui, car du fait même de leur puissance, ces marchés ne servent plus à financer l'économie réelle et pénalisent même celle-ci au profit des jeux financiers purement spéculatifs.
Toutefois, pour abandonner toute spéculation sur les taux d'intérêt ou les taux de change, il faut reconstruire un système monétaire international qui permette de gérer la monnaie comme un bien commun de l'humanité. Et pour échapper au pouvoir exorbitant des gestionnaires de capitaux, il faudra réformer le droit des sociétés pour partager le pouvoir de gestion entre tous les acteurs prenant part à la production.




