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Un glaive pour un royaume. La querelle de la milice dans l'Angleterre du XVIIe siècle
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- Nombre de pages520
- FormatGrand Format
- PrésentationRelié
- Poids0.84 kg
- Dimensions15,5 cm × 23,5 cm × 2,8 cm
- ISBN978-2-7453-2610-2
- EAN9782745326102
- Date de parution26/03/2014
- ÉditeurHonoré Champion
Résumé
La culture politique anglaise a longtemps été marquée par une hostilité tenace à l'égard des armées de métier, associées aux "monarchies militaires" comme l'Espagne, la France ou, au XVIIIe siècle, la Prusse. A ce contre-modèle continental, l'Angleterre opposait les vertus prétendument immanentes d'une milice civique constituée de non-professionnels de la guerre, chez qui l'amour de la liberté et de la patrie primait sur tout instinct mercenaire.
La milice était considérée comme fondatrice du droit et des libertés, en même temps qu'elle devait servir de garante de l'ordre public. A partir d'une relecture de l'histoire longue de l'Angleterre et d'une analyse comparée des régimes républicains depuis l'Antiquité, se mit en place un mythe politico-constitutionnel qui devait perdurer longtemps après le siècle des révolutions. La présente étude se propose de revisiter les origines de ce mythe à l'aune de sources nouvelles, en montrant notamment que la distinction traditionnelle entre milices civiques et armées de métier relevait en grande partie d'une construction rhétorique, encouragée par l'extraordinaire vitalité des débats politiques et religieux qui ont entouré les révolutions de 1640-1649 et de 1688-1689, ainsi que l'Interrègne (1649-1660) et la période de la Restauration (1660-1688).
La milice constitua en réalité un objet de controverse non moins vif que les armées de métier, s'inscrivant à l'intérieur d'un débat plus large sur les capacités de défense d'une puissance internationale en devenir.
La milice était considérée comme fondatrice du droit et des libertés, en même temps qu'elle devait servir de garante de l'ordre public. A partir d'une relecture de l'histoire longue de l'Angleterre et d'une analyse comparée des régimes républicains depuis l'Antiquité, se mit en place un mythe politico-constitutionnel qui devait perdurer longtemps après le siècle des révolutions. La présente étude se propose de revisiter les origines de ce mythe à l'aune de sources nouvelles, en montrant notamment que la distinction traditionnelle entre milices civiques et armées de métier relevait en grande partie d'une construction rhétorique, encouragée par l'extraordinaire vitalité des débats politiques et religieux qui ont entouré les révolutions de 1640-1649 et de 1688-1689, ainsi que l'Interrègne (1649-1660) et la période de la Restauration (1660-1688).
La milice constitua en réalité un objet de controverse non moins vif que les armées de métier, s'inscrivant à l'intérieur d'un débat plus large sur les capacités de défense d'une puissance internationale en devenir.



