Rezvani a notamment fait paraître chez Actes Sud : Théâtre complet (1 et 2, 1994 et 1998) ; L'Enigme (Roman, 1995) ; Doubles Stances des amants (poème, 1995) ; Fous d'échecs (roman, 1997) ; La Cité Potemkine (roman, 1998). Un volume de ses romans autobiographiques a également paru dans la collection " Thesaurus " (1997).
Un fait divers esthétique
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- Nombre de pages251
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.26 kg
- Dimensions11,6 cm × 21,8 cm × 1,8 cm
- ISBN2-7427-2162-2
- EAN9782742721627
- Date de parution27/03/1999
- CollectionDomaine français
- ÉditeurActes Sud
Résumé
Pour changer de vie, Landor s'est exilé dans une campagne du sud italien. Mais voici que son vieil ami le producteur de cinéma Ellison le retrouve. Il achète le Domaine voisin, une "folie" en ruine. A Silvio, un jeune Italien aux allures de faune, il confie la restauration et l'entretien des lieux. C'en est fini de la tranquillité de Landor. Désormais, d'été en été, on vit au gré des séjours d'Ellison, de son cynisme, des humiliations qu'il inflige à sa compagne Anna, et surtout à Silvio, le jeune faune, si attaché au Domaine qu'après l'incendie et le déclin de celui-ci, il se donnera la mort...
Un fait divers esthétique, c'est d'abord le récit liminaire et objectif de ces événements, dont le narrateur adresse la version écrite aux protagonistes du drame. Et c'est ensuite leurs réponses : trois variations par lesquelles Landor, Ellison et Anna fouillent tour à tour le clair-obscur de leur mémoire, accusant ou se justifiant, réexposant douloureusement les mêmes scènes, soulignant les mêmes épisodes obsédants, construisant peu à peu les perspectives tragiques et baroques d'un fait divers à la beauté changeante, insaisissable et vénéneuse...
Le même narrateur avait consacré jadis une pièce de théâtre - La Glycine - au Domaine et à ses occupants. Quelque quinze ans plus tard, leurs voix se sont épanouies en monologues contradictoires, telles des dépositions à l'audience d'une affaire criminelle. S'y entrecroisent les affinités de l'art et du mensonge, l'ambivalence des liens affectifs, les tentations régressives de l'esthétique, et le triomphe d'un insidieux "mal du siècle" qui peu à peu contamine les protagonistes de ce drame noir, itératif, construit comme Rashomon, le magnifique film de Kurosawa...
Un fait divers esthétique, c'est d'abord le récit liminaire et objectif de ces événements, dont le narrateur adresse la version écrite aux protagonistes du drame. Et c'est ensuite leurs réponses : trois variations par lesquelles Landor, Ellison et Anna fouillent tour à tour le clair-obscur de leur mémoire, accusant ou se justifiant, réexposant douloureusement les mêmes scènes, soulignant les mêmes épisodes obsédants, construisant peu à peu les perspectives tragiques et baroques d'un fait divers à la beauté changeante, insaisissable et vénéneuse...
Le même narrateur avait consacré jadis une pièce de théâtre - La Glycine - au Domaine et à ses occupants. Quelque quinze ans plus tard, leurs voix se sont épanouies en monologues contradictoires, telles des dépositions à l'audience d'une affaire criminelle. S'y entrecroisent les affinités de l'art et du mensonge, l'ambivalence des liens affectifs, les tentations régressives de l'esthétique, et le triomphe d'un insidieux "mal du siècle" qui peu à peu contamine les protagonistes de ce drame noir, itératif, construit comme Rashomon, le magnifique film de Kurosawa...



















