Thierry pédale souplement, régulièrement, en dépit du manque de visibilité. En ce mois de Novembre, la nuit est tombée depuis une bonne heure déjà. Bien qu'il soit équipé d'un éclairage, il ne voit pas à plus de trois mètres devant lui. La dynamo frotte sur le pneu arrière, alimente sa lumière, l'accompagne sur la route en sifflant doucement. Thierry se trouve à présent sur un chemin vicinal, recouvert d'asphalte.
La route étroite, non éclairée, est dépourvue de ligne médiane. Cette ligne jaune, continue ou discontinue qui, à l'instar des plongeurs autonome en eau profonde, est son fil d'Ariane, n'apparait plus comme précédemment sur la route départementale. Il se trouve sans repère. Le voilà plongé pour quelques kilomètres dans la nuit noire avec pour seul secours le renfort du halo bien faiblard de l'ampoule logée dans le phare avant.Thierry s'amuse à accélérer.
Il provoque immédiatement une intensité légèrement supérieure lui permettant de mieux y voir. Grisé par l'air frais de la nuit et le sentiment d'indépendance et de liberté, il se sent maître de son destin. Hors du monde, Thierry met ses mains en bas du cintre, fait le dos rond, redouble d'efforts. L'imaginaire prend le dessus. Le voilà à la poursuite du belge échappé depuis quelques kilomètres. Il pilote la bécane qu'il utilise à chaque intersaison.
Son vélo de course est remisé, graissé, suspendu pour l'hiver. Malgré tout, il se sent à son aise sur le demi-course à garde boue et pneus de ville. Quand reviendront les beaux jours, il ressortira la " Rolls ", et avec celle-ci, pesant au bas mot quatre kilos en moins, équipée de boyaux ultras-légers, il volera au dessus de la route. Quand il arrivera près du belge, il produira un démarrage assassin, sur le côté gauche.
S'ensuivra une arrivée triomphale quelques kilomètres plus loin, bras levés en passant sous la banderole et sous la clameur du public.
Thierry pédale souplement, régulièrement, en dépit du manque de visibilité. En ce mois de Novembre, la nuit est tombée depuis une bonne heure déjà. Bien qu'il soit équipé d'un éclairage, il ne voit pas à plus de trois mètres devant lui. La dynamo frotte sur le pneu arrière, alimente sa lumière, l'accompagne sur la route en sifflant doucement. Thierry se trouve à présent sur un chemin vicinal, recouvert d'asphalte.
La route étroite, non éclairée, est dépourvue de ligne médiane. Cette ligne jaune, continue ou discontinue qui, à l'instar des plongeurs autonome en eau profonde, est son fil d'Ariane, n'apparait plus comme précédemment sur la route départementale. Il se trouve sans repère. Le voilà plongé pour quelques kilomètres dans la nuit noire avec pour seul secours le renfort du halo bien faiblard de l'ampoule logée dans le phare avant.Thierry s'amuse à accélérer.
Il provoque immédiatement une intensité légèrement supérieure lui permettant de mieux y voir. Grisé par l'air frais de la nuit et le sentiment d'indépendance et de liberté, il se sent maître de son destin. Hors du monde, Thierry met ses mains en bas du cintre, fait le dos rond, redouble d'efforts. L'imaginaire prend le dessus. Le voilà à la poursuite du belge échappé depuis quelques kilomètres. Il pilote la bécane qu'il utilise à chaque intersaison.
Son vélo de course est remisé, graissé, suspendu pour l'hiver. Malgré tout, il se sent à son aise sur le demi-course à garde boue et pneus de ville. Quand reviendront les beaux jours, il ressortira la " Rolls ", et avec celle-ci, pesant au bas mot quatre kilos en moins, équipée de boyaux ultras-légers, il volera au dessus de la route. Quand il arrivera près du belge, il produira un démarrage assassin, sur le côté gauche.
S'ensuivra une arrivée triomphale quelques kilomètres plus loin, bras levés en passant sous la banderole et sous la clameur du public.