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Un art des passages. Rencontres, poèmes, études
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- Nombre de pages272
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.495 kg
- Dimensions16,5 cm × 21,0 cm × 1,7 cm
- ISBN978-2-918220-54-1
- EAN9782918220541
- Date de parution01/04/2017
- ÉditeurL'herbe qui tremble
Résumé
Tous nous avons rêvé d'accomplir une oeuvre qui nous appartiendrait en propre : plus nous allons pourtant, plus le sentiment l'emporte, qui ne peut être un rêve, que les poèmes ne prennent forme que pour donner figure à ce qui les appelle et les soulève, que l'on nomme "poésie". Mais comme sans cesse ils s'inquiètent de leur bien-fondé, ils demandent à la réflexion critique de les accompagner en les interrogeant.
Elle le fera si du moins elle se garde de toute autorité. Les deux écritures, évidemment différentes, ne sont pas dissociables. Nous aurons ainsi quelque chance de ne pas nous replier dans l'une ou l'autre et de faire que les poèmes deviennent des actes de naissance. L'oeuvre véritable, celle qui sera plus que la nôtre, la poésie, dira-t-elle, est un art des passages.
Elle le fera si du moins elle se garde de toute autorité. Les deux écritures, évidemment différentes, ne sont pas dissociables. Nous aurons ainsi quelque chance de ne pas nous replier dans l'une ou l'autre et de faire que les poèmes deviennent des actes de naissance. L'oeuvre véritable, celle qui sera plus que la nôtre, la poésie, dira-t-elle, est un art des passages.
L'éditeur en parle
Un art des passages est divisé en quatre parties. Deux d'entre elles sont consacrées à des poètes et à des peintres ; les deux autres à des réflexions sur la création. Chaque section est précédée d'une série de poèmes. La première partie, " Nulle part notre lieu // mais un poème en est la porte ", livre les convictions de poète de Pierre Dhainaut, son attachement indéfectible à la poésie comme sens à la vie, et la nécessité de ne pas arrêter son regard mais de le laisser recevoir tous les " lieux ".
Que serait un poème si la confiance ne le portait pas ? Sans elle, l'écriture me semble impossible, mais elle a besoin pour ne pas trop s'égarer, ou se leurrer, de la vigilance. La confiance est spontanée, la vigilance s'entretient. J'ai tout à apprendre évidemment de celle d'autrui. La deuxième partie, " A la main, la première ", consacrée à des poètes, confirme cette écoute qui est propre à l'auteur.
Les poètes étudiés vont de Tristan Tzara à Yves Bonnefoy en passant par Gérard Bayo, Max Alhau et Patricia Castex Menier. Dhainaut leur trouve un point commun : la capacité à se faire passeur, à trouver les passages qui font de l'homme un être de désir. La troisième partie, " Musée Permeke l'hiver ", est dédiée aux peintres, avec des essais sur Eugène Leroy, Jacques Clauzel, Alfred Manessier, Christian Dotremont et Ribéra.
J'envie les poètes qui, comme Christian Dotremont, jugeant notre graphie trop intellectuelle, arbitraire, ont renoué les liens entre écrire et dessiner ou peindre. Aussi, à défaut de leur ressembler, ai-je besoin de la compagnie des graveurs et des peintres, j'aime collaborer avec eux. La quatrième partie, enfin, " A voix basse, attentive ", se compose de poèmes, de notes et de réflexions.
Que serait un poème si la confiance ne le portait pas ? Sans elle, l'écriture me semble impossible, mais elle a besoin pour ne pas trop s'égarer, ou se leurrer, de la vigilance. La confiance est spontanée, la vigilance s'entretient. J'ai tout à apprendre évidemment de celle d'autrui. La deuxième partie, " A la main, la première ", consacrée à des poètes, confirme cette écoute qui est propre à l'auteur.
Les poètes étudiés vont de Tristan Tzara à Yves Bonnefoy en passant par Gérard Bayo, Max Alhau et Patricia Castex Menier. Dhainaut leur trouve un point commun : la capacité à se faire passeur, à trouver les passages qui font de l'homme un être de désir. La troisième partie, " Musée Permeke l'hiver ", est dédiée aux peintres, avec des essais sur Eugène Leroy, Jacques Clauzel, Alfred Manessier, Christian Dotremont et Ribéra.
J'envie les poètes qui, comme Christian Dotremont, jugeant notre graphie trop intellectuelle, arbitraire, ont renoué les liens entre écrire et dessiner ou peindre. Aussi, à défaut de leur ressembler, ai-je besoin de la compagnie des graveurs et des peintres, j'aime collaborer avec eux. La quatrième partie, enfin, " A voix basse, attentive ", se compose de poèmes, de notes et de réflexions.












